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L’occitan

rédaction  :  Edmée Fache

 » On appelle occitan, ou langue d’oc, cette langue latine parlée dans huit régions du sud de la France (Roussillon et Pays Basque non compris). L’occitan est également parlé dans douze vallées alpines d’Italie et en Val d’Aran en Espagne. Il comprend six dialectes : le languedocien, le provençal (Nice non comprise), le gascon, le limousin, l’auvergnat et le vivaro-alpin.

Une des premières attestations du terme de « langue d’oc » se rencontre chez Dante qui, dans De Vulgari eloquentia, classe les langues romanes d’après la façon de dire oui dans chacune d’entre elles (oil, oc, si). Les termes « occitan », « langue occitane » et Occitanie, attestés dès la fin du XIIIe siècle, restent d’un emploi rare jusqu’au début du XXe siècle. Ils ont été popularisés par le mouvement occitaniste.

Au Moyen-Age, l’occitan est largement utilisé à l’écrit. L’édit de Villers-Cotterêts (1539) marque l’avènement du français dans la vie publique au moment même où l’occitan est sur le point de supplanter définitivement le latin comme langue écrite usuelle.

Au XXe siècle, la langue d’oc se dote d’une orthographe unifiée, dite classique, inspirée de la graphie des troubadours. Celle-ci atténue à l’écrit les différences dialectales, tout en respectant l’originalité de chacun d’eux. En Provence, une autre graphie dite mistralienne reste courante à côté de la graphie classique.

C’est la scolarisation massive, dès la fin du XIXe siècle, qui imposera le français comme langue de communication et conduira, jusqu’à l’après Seconde Guerre mondiale, à interrompre la transmission familiale de la langue. En contrepoint, se développe l’action des mouvements culturels et littéraires pour la promotion de ce patrimoine. Leur action consiste à développer l’emploi de la langue dans le champ des médias, des institutions, des organismes d’enseignement et dans la vie quotidienne. »

Jean Sibille, Université Paris-VIII – L’occitan… qu’es aquo ? – Publié par l’Institut d’Etudes Occitanes – Toulouse, 2010

Rédaction  :  Geneviève Padovani

LE  FELIBRIGE

La tradition veut que le Felibrige, association littéraire,  ait été fondé le 21 mai 1854 à Châteauneuf-de-Gadagne (Vaucluse) par Frédéric MISTRAL avec le concours de six amis, jeunes poètes provençaux, afin de réhabiliter la culture et la langue d’oc :

Joseph Roumanille, Théodore Aubanel,  Jean Brunet, Paul Giéra, Anselme Mathieu et Alphonse Tavan.

Ce jour-là étant la fête de Sainte-Estelle, ils choisirent comme emblème l’étoile à 7 rayons, comme les 7 fondateurs. Le président est nommé « Capoulié » et les membres, « Li primadié ».

Le Felibrige se fixa pour but de restaurer la langue provençale en lui donnant une orthographe et une grammaire. Et pour propager efficacement cet objectif, ils rédigèrent, sur l’idée de Roumanille, l’ « Armana Prouvençau ».  Rédigé en provençal, il annonçait les manifestations, donnait des renseignements pratiques, une chronique, des poèmes,  mais aussi et surtout l’histoire de la Provence.

Les Catalans leur ayant offert une coupe, elle devint un symbole lors du banquet de la Ste-Estelle, et Mistral y ajouta un deuxième symbole, avec l’hymne de « Coupo Santo » devenu par extension l’hymne des manifestations du pays d’Oc.

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