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Portes, l’Affenadou, Cessous

Rédaction : Geneviève Padovani

PORTES

Eugène Germer-Durand : « Dictionnaire topographique du département du Gard » - 1868

« Portes, canton de Génolhac. – Castrum et villa de Portis, 1102 (Hist.de Lang. II, pr.col.589). – Castrum de Portis,  1177 (généal.des Châteauneuf-Randon) ; 1275 (ibid.). – Ad Portas, 1294 (Mén. I, Pr. p.132, c.1). – Terra Portarum ;   Castrum de Portis ;   Castrum de Portis-Bertrandi ;    la baronnie des Portes-Bertrand, 1344-1346 (cart.de la seing.d’Alais, passim). – Baronia de Portis, 1384 (Mén.III, pr.p.66, c.2 ; p.74, c.2) – Portes, 1426 ((ibid.  p.219, c.2). – Locus de Portis, 1461 (reg.-cop. De lettr.roy. E, IV, f°21). – Portes, 1548 (arch. départ. C.1318) ; 1635 (ibid. C.1291). – Le prieuré Notre-Dame de Portes, 1697 (insin. Eccl. du dioc. de Nîmes).      
Portes
faisait partie de la viguerie et du diocèse d’Uzès, doyenné de Sénéchas.
C’était, à l’époque du dénombrement de 1384, une baronnie du Gévaudan, députant aux Etats particuliers de cette province, qui se tenaient tantôt à Mende, tantôt à Marvejols (
G. de Burdin, Doc. Histor. Sur le Gévaudan, t.I, p.38, 49 et passim).  Aussi cette localité ne figure-t-elle pas dans ce dénombrement.   On y trouve des traces très apparentes de la voie romaine de Nîmes au Puy.
Ce qui reste du château de Portes appartient à deux époques différentes, le XIVe et le XVIIe siècle.
Le prieuré de Notre-Dame de Portes relevait du monastère de Saint-Pierre de Sauve.
Portes était le siège d’une conférence ecclésiastique du diocèse d’Uzès (voy.l’Intorduction).
Par une loi du 24 juillet 1860, une partie du territoire de la commune de Portes a été réunie à celle de la Grand’Combe.
La communauté de Portes avait pour armoiries :
d’or, à une bande losangée d’argent et de gueules. »

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Abbé Etienne Goiffon : « Les paroisses de l’archiprêté d’Alais » édité en 1916

« Portes, castrum et villa de Portis, en 1102 (Hist. De Lang. II pr. col. 589), Castrum de Portis Bertrandi,  au XIVe siècle, est une paroisse de Génolhac, succursale du titre de Notre-Dame, en souvenir d’une ancienne chapellenie, érigée le 17 prairial, an XIII (6 juin 1805) avec un vicariat décrété le 7 novembre 1818.
La population compte près de 925 catholiques.
Les écoles de filles étaient autrefois tenues par des
Sœurs de Besançon.
Avant la Révolution, Portes était une paroisse du diocèse d’Uzès, doyenné de Sénéchas, régie par un vicaire perpétuel. Le prieuré du titre de
Saint-Gilles était à la collation du Chapitre de Saint-Germain de Montpellier ; l’évêque d’Uzès conférait la vicairie spirituelle sur la présentation du prieur.
La paroisse comprenait les deux chapellenies de
Notre-Dame et de Saint-Fravole, ainsi que le prieuré de Notre-Dame de Palmesalade dont l’église avait une chapellenie du titre de Saint-Georges.
L’église ruinée de Saint-Gilles est mentionnée dans un acte de 1050, cité par les historiens du Languedoc, II, pr. col. 210 :
Ecclesia sancti Aegidii, in sylva quoe vocatur Regudana, ad Portas.
Celle de Palmesalade l’est dès 1461 (Dictionnaire topographie du Gard, p. 154).
La seigneurie de Portes était possédée une partie par l’évêque d’Uzès, une partie par l’abbaye de Sauve et une autre partie par des seigneurs laïques, sous la mouvance de l’abbaye.
La communauté avait reçu pour armoiries, en 1694 :
d’or, à une bande losangée d’argent et de gueules.  
Au XVIIIe siècle, Portes était le siège de l’une des conférences ecclésiastiques du diocèse d’Uzès ; en 1744, elle avait pour président
M. Froment d’Argilliers, prieur de Peyremale, assisté de M. Pagès, curé de Blannaves ; la conférence comprenait Portes, Peyremale, Blannaves, Sainte-Cécile-d’Andorge, Chamborigaud, Saint-Andéol-de-Trouillas, Notre-Dame-de-Laval et les Salles-du-Gardon.
Une tradition locale, dont il est difficile de constater l’autenticité, raconte qu’une grande bataille aurait étét livrée au quartier de Palmesalade, que les Romains y auraient vaincu les Gaulois et que la montagne, dite encore des Allemands, aurait été le théâtre d’un avantage décisif remporté par la cavalerie allemande César sur la cavalerie gauloise.   Quoiqu’il en soit, le territoire de Portes offre de nombreux vestiges de l’occupation romaine dans son
Chemin des Calades, voie romaine pavée de gros blocs de pierre et dans l’antique pont de Palmesalade sur l’Auzonnet.
La
famille d’Anduze possédait primitivement une partie de la seigneurie de Portes ; c’est celle qui passa à l’abbaye de Sauve. En 1054, Bermond de Sauve, en mourant, chargea sa femme Austorge de donner à ce monastère la portion qu’il possédait de l’église et du village ; dès lors, cette portion de seigneurie fut de la mouvance de l’abbaye, et la maison d’Anduze lui en faisait hommage.
En 1162, le dimanche 11 novembre, fête de saint Martin,
Guillaume de Peyremale fait hommage à l’abbaye pour la viguerie de Portes.
A la même époque,
Bernard d’Anduze, baron de Luco, écrivit une lettre aux religieux de Sauve par laquelle il demande que le différend qui existe entre lui et le monastère soit vidé par l’arbitrage des prieurs de Saint-Germain et de Saint-André de Lançize : la sentence fut en faveur des moines, aussi, le 3 septembre 1200, Bernard d’Anduze fit hommage à l’abbaye pour la viguerie de Portes et pour une maison qui payait deux sols de cense annuelle ; nous trouvons encore, à la date de décembre 1208, deuxième semaine de l’Avent, une sentence arbitrale rendue entre autres par Guillaume, prieur de Tornac,  entre  Pierre Bermond de Sauve et le prieur du monastère de Sauve, pour le château, le village et la viguerie de Portes.
En 1252 et le 29 mai,
Randon de Châteauneuf fit également hommage pour le château et le village de Portes.
La terre de Portes fut vendue, en 1321, par
Guillaume de Randon,  à Guillaume de Budoz, neveu du Pape Clément V ; son fils, André de Budoz, ayant trahi le roi, en 1330, et embrassé le parti des Anglais, les commissaires royaux confisquèrent la baronnie par arrêt du 24 octobre 1340. Cette baronnie fut assignée, le 6 juin 1344, au dauphin de Viennois comme partie des rentes qui lui étaient dues pour la cession du Dauphiné ; elle fit retour à la couronne, en 1355, puis rendu à André de Budoz, en 1360, à la suite du traité de Brétigny.
Un mariage l’apporta, en 1393, au
maréchal Jean le Meingre de Boucicault.
Louis XVI
avait acquis le domaine de Portes et en avait donné l’usufruit à son frère, le duc de Provence, plus tard Louis XVIII.
La Révolution le vendit comme domaine national.
Le château de Portes appartient à deux époques différentes ; l’une totalement ruinée, est du XIVe siècle ; l’autre, en assez bon état, date du règne de Louis XIV.
Ce château servit, en juillet 1702, de refuge à une partie des prêtres qui s’étaient réunis à Saint-Germain de Calberte pour les obsèques de
l’archiprêtre du Chayla, assassiné par les Camisards au Pont-de-Montvert. Les autres, se retirèrent au château de Saint-André de Valborgne.
Avant de donner la liste des curés, signalons un fait : en 1432, Portes fut pris par
les routiers ; le comte de Foix vint délivrer ce village et y fit plusieurs prisonniers qui furent ensuite pendus à Nîmes.
De 1440 à 1454, Portes avait pour prieur
Etienne Cassagne ou Chassang ; après lui le prieuré appartint, de 1454 à 1468, à Jean Picard.  
Portes avait pour curé, en 1695,
Claude Noyer  -  En 1711, Guilhaume Dardalhon, qui mourut en 1714 et fut remplacé le 18 février 1714, par Jean-Baptiste Bassoul, alors vicaire perpétuel d’Aujac, qui se démit bientôt.      Jacques Loubier, précédemment curé de Courry, lui succéda, le 8 mai 1714. Se trouvant  malade, il résigna en Cour de Rome le 11 septembre 1739 en faveur de Jean Pagès, pro-curé de Saint-Julien-de-Valgalgues, qui prit possession le 12 mai 1740 ; mais le 24 septembre suivant, Loubier lui fit signer un acte de regret et choisit un procureur ex-cour de Nîmes pour se faire réintégrer dans sa cure ; il y fut en effet maintenu ; le 7 août 1745, se réservant une pension annuelle et viagère de 200 livres, il résigna de nouveau en faveur de Pierre Alexis Dardaillon, alors vicaire de Montaren.
Dardaillon prit possession le 3 mars 1746 et mourut en 1775 ; il fut remplacé, le 9 mars 1775, par
Jean Pascal, prêtre du diocèse de Viviers. Pascal ne prêta qu’une serment conditionnel à la Constitution civile du clergé. Aussi dut-il s’éloigner. Il fut porté sur la liste officielle des émigrés, à la date du 3à ventôse an II (20 mars 1794).
On nomma, pour le remplacer,
Jean-Baptiste Pellier, curé de Peyremale, qui administra la paroisse tout en continuant à résider à Peyremale, qui n’était plus qu’une annexe de Portes.
A la réouverture des églises, Pellier fut conservé en qualité de curé de Portes et continua à résider à Peyremale où il mourut, le 9 février 1808.   Dès le 28 octobre 1805, on lui avait donné pour vicaire résidant à Portes,
Pierre Bonnaure, né le 21 septembre 1745 ; Bonnaure reçut, en 1808, le titre de curé et mourut, en 1824 à l’âge de 69 ans.   1824, Jean-Paul Cabane, né le 23 février 1800.
1er janvier 1825,
Jean-Pierre-Alban Carteirade, né le 8 décembre 1794 ; il passa à N.D. de Laval.
1er janvier 1831,
Théodorit Michel, auparavant curé de N.D. de la Rouvière. Il établit la confrérie du Rosaire en 1836.
Août 1859,
Mgr Plantier y trouve la confrérie du Scapulaire et l’archiconfrérie de N.D. des Victoires.    M. Michel passe à Meyrannes et M. Louis Pesse, venant de Ribaute, lui succède la 1er octobre 1876 ; il passe à St-Etienne d’Uzès.
Le 1er août 1881,
M. Laurent Crillon, auparavant curé de St-Laurent de la Vernède, lui succède ; il passe à Jonquières et M. Adrien-Emile Batifort  qui venait de Moulezan, lui succède le 20 août 1883 ;
en 1899, il est nommé curé de Rochebelle et
M. Charles Louis Ulliel, venant aussi de Moulezan, lui succède.


L’église paroissiale, construite en 1520 par les soins de
la princesse de Budos, avait été fortement ébranlée par les travaux des mines et dut être abandonnée. Le service divin dut transféré dans un local d’emprunt ; il fallait reconstruire l’église sur un emplacement à l’abri de tout affaissement possible. Ce fut l’occasion d’un long différend entre l’autorité diocésaine et une municipalité peu soucieuse de ce point important. Les parties s’entendirent enfin et une nouvelle église romane, dont l’architecte fut M. Allard, fut mise à la disposition des fidèles en 1902.
Quelques mois après,
M. Ulliel mourut, le 31 octobre 1902. M. Louis-Marius Vallat, alors curé de Saint-Chaptes, lui succède le 6 novembre 1902 ; il y resta peu de temps et en 1903, il est nommé chapelain de Prime-Combe.
M. Jean-Baptiste Paul le remplace, et en 1911, celui-ci, nommé à Manduel, est remplacé par M. Henri Vidal, curé de Blandas. »

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CESSOUS

Eugène Germer-Durand : « Dictionnaire topographique du département du Gard » - 1868

« Cessoux, hameau de la commune de Portes. -  Mansus de Sersonibus-Inferioribus, 1345 (cart. de la seign.d’Alais, f°32 et 42).  -  Cessou, 1715 (J.B. Nolin, Carte du dioc. d’Uzès).  -  Cessoux, 1733 (arch. départ. C.1481) ; 1737 (ibid. C.1490). »

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 Rédaction  :  Edmée Fache

Cessous, au rythme de ses moulins

Etymologie de Cessous : Mansus de Sersonibus Ingferioribus. Cessous vient probablement de nom d’homme latin Cercius suivi du suffixe –onem.Aussi curieux que cela paraisse, l’exploitation de la mine de Cessous était située à la Vernarède. Seule une galerie partait du hameau et rejoignait Portes. Cessous, dans une vallée encaissée où coule un affluent de l’Auzonnet, est un des sites magnifiques des Cévennes. Implantés au milieu des faïsses, des mas comme le mas du Diable et le mas du Clutet. C’est dans ce dernier que naquit le mathématicien physicien Antoine Deparcieux (1703-1768). Le collège du Martinet, une rue d’Alès et une rue de Nîmes portent son nom.Ici les hommes vivaient de la mine et de leur petite propriété. Ils allaient travailler au Martinet, à Saint-Florent puis aux Oules, où ils étaient transportés par car. Andréa Bousige raconte : « Dans toutes les maisons on élevait une ou deux chèvres, quelques moutons, de la volaille, des lapins et on engraissait un cochon. Le boulanger du Martinet, M. Marion, passait livrer le pain avec son cheval et sa jardinière. M. Chamboredon, boulanger à Portes, apportait aussi de l’épicerie. »Colporteurs et marchands ambulants passaient régulièrement de mas en mas pour proposer objets indispensables et parfois des nouveautés. Mme Bousige poursuit : « autrefois, Mme Castanier allait à pied en portant deux grands paniers remplis de produits d’épicerie. Le petit tailleur de Chamborigaud venait aussi, une fois l’an. » Mais quand arrivait un étranger, on se méfiait et on disait : « ce doit être un de la Secrète ». C’est ainsi qu’était désigné le policier des RG.L’école, construite en 1910 avec le sable extrait du ruisseau, était à classe unique, avec un effectif, au milieu du siècle dernier [1950], de 32 élèves. Mme Martin dont le mari avait été tué lors de la guerre de 14-18 a été la première institutrice. La fête de l’école avait lieu le dimanche et le lundi de Pentecôte, toute la jeunesse des environs s’y donnait rendez-vous.Deux moulins situés en bordure du ruisseau fonctionnaient encore dans les années trente. « Ils servaient à faire de la farine de châtaigne, rappelle Andréa. Mon père s’y rendait, le soir, quand l’eau amenée par le béal, remplissait suffisamment le bief. Il ouvrait alors la vanne pour faire tourner la roue. »

Quand un malheur frappait une famille, la solidarité entre voisins n’était pas un vain mot.

On enterrait les morts à Portes. Le grand-père Bousige conduisit pendant longtemps le corbillard avec son cheval.      « Quand il achetait un cheval, précise Hubert Bousige, il prenait soin de le choisir calme afin qu’il n’ait pas peur de la foule. »

Ainsi était Cessous, jadis, quand le tic-tac de ses deux moulins résonnait dans la vallée.

Roger Roux – Cessous vivait jadis au rythme de ses moulins in Midi Libre, livraison du 11 février 2006

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Voici quelques galeries de photos et cartes postales anciennes : d’autres sont à venir…. plus tard !

Portes - Château

Villages - Portes

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