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Bessèges, Revety, Foussignargues, Castillon

Rédaction : Geneviève Padovani

BESSEGES

Eugène Germer-Durand : « Dictionnaire topographique du département du Gard » - 1868
« Bessèges,
canton de Saint-Ambroix. – Locus de Balzeguis, 1318 (cart. de Saint-Sauveur-de-la-Font).  -  Besigiae, 1410 (Mén.III, pr.p.203, c.2) ; 1750 (arch.départ. C.1581).
Avant 1790, Bessèges n’était qu’un hameau de la paroisse de Saint-Andéol-de-Robiac, comprise alors dans la viguerie et le diocèse d’Uzès, archiprêtré de Saint-Ambroix.
Il continua d’être annexé à la commune de Robiac jusqu’en 1857, où une loi du 17 juin l’érigea en commune. »

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Abbé Etienne Goiffon : « Les paroisses de l’archiprêté d’Alais » édité en 1916

« L’Archiprêtré de Bessèges comprend quatre doyennés qui sont :  – 1° Bessèges, sept paroisses -  2° Saint-Ambroix, quinze paroisses – 3° Barjac, cinq paroisses – 4° Génolhac, douze paroisses.      Le doyenné de Bessèges se compose :  d’une cure de première classe, Bessèges, et de six succursale : Robiac, Rochesadoule, Castillon-de-gagnières, Peyremale, Bordézac, Salles-de-Gagnières.

Bessèges,  Locus de Balseguis, en 1318 (cartul. de Saint-Sauveur de la Font de Nîmes). – Besigiae, en 1410 (Ménard III pr. p.203, c.2)   n’était, il y a peu de temps, qu’un simple hameau de la commune de Robiac.

Grâce à ses forges et à ses mines de fer et de houille, ce simple hameau est devenu en quelques années une ville véritable qui ne compte pas moins de 9.927 catholiques et 477 protestants.

  
Bessèges avait été érigé en commune distincte par la loi du 19 juin 1857.
Une autre loi du 8 juillet 1868 en a fait le chef-lieu d’un canton formé de deux communes (Bordézac et Peyremale)
, détachées du canton de Génolhac et de trois autres communes (Bessèges, Castillon de Gagnère et Robiac), distraites de celui de Saint-Ambroix.
Avant même que le gouvernement se fut préoccupé de l’avenir politique de ce centre nouveau de population, l’autorité ecclésiastique s’était émue des besoins spirituels de l’agglomération qui se formait et avec l’intelligent concours des compagnies des mines et des forges, elle avait pourvu au service divin par l’envoi d’un prêtre chargé d’administrer les sacrements dans un local fourni par la société des forges ;
en même temps, des Frères Maristes et des Religieuses de Saint-Joseph étaient venus en 1858, prendre la direction des écoles de Bessèges.
Bientôt la chapelle fut reconnue par l’Etat comme chapelle de secours dépendant de Robiac et, enfin, au commencement de l’année 1869, Bessèges, déjà chef-lieu de canton civil, devint, par décret impérial, chef-lieu de canton ecclésiastique comprenant les cinq communes ci-dessus qui forment 7 paroisses :
savoir ; Bessèges, Robiac, castillon de Gagnière, Bordézac, Peyremale, Les Salles de Gagnère et la chapelle de secours de Rochesadoule.

Bessèges a aujourd’hui trois vicaires ; c’est peu de quatre prêtres pour une si nombreuse population.    
Le premier curé de Bessèges fut
M. Rath ;
il fut remplacé, le dimanche de Passion 1854, par
M. Claude-Marie Prou, auparavant curé de Saint-Victor de Malcap,  prêtre du diocèse de Marseille, né le 21 octobre 1803.
Voici l’ordonnance épiscopale qui le nomme et délimite la paroisse :
Jean-François-Marie Cart, par la miséricorde de Dieu et la grâce du Saint-Siège apostolique, évêque de Nîmes,    Désirant pourvoir, autant qu’il est en nous, aux besoins spirituels de la population établie à Bessèges et lui faciliter la pratique des devoirs religieux, après avoir visité la chapelle provisoire et le logement destiné au prêtre et nous être assuré que toutes les choses nécessaires au culte divin étaient dans un état décent ; ayant de plus reçu l’assurance qu’un traitement annuel de 1.200 fr. serait fait à l’ecclésiastique envoyé par nous à Bessèges, nous avons arrêté les dispositions suivantes :
Art.1 – Nous nommons par les présentes M. Claude-Marie Prou, desservant de Bessèges avec tous les droits canoniques attachés à ce tire, de telle sorte qu’il ait pleine et entière juridiction sur la population que nous confions à sa sollicitude sacerdotale.  -
Art.2 – Cette population se compose de Bessèges et de tous les habitants de la vallée jusqu’à la paroisse de Bordézac d’un côté ; de l’autre jusqu’à une digue élevée dans la plaine et joignant la maison de M. l’adjoint de la commune de Robiac ; toutefois, cette maison quoique comprise dans la circonscription de Bessèges, restera dépendante de la paroisse de Robiac, si, comme nous le supposons, tel est le désir du propriétaire.  Feront également partie de la desserte de Bessèges, les maisons situées de l’autre côté de la rivière en aval jusqu’à la croix de bronze placée quelques mètres avant le village de Bordel et en amont tout ce qui se trouve dans la vallée jusqu’à la commune de Bordézac – (note – ces limites ont été modifiées plus tard).  -
Art. 3 – Nous voulons que tous les habitants que nous venons d’indiquer soient admis indistinctement dans la chapelle qui a été mise à notre disposition et que tous aient une égale part dans les secours spirituels que M. le curé sera si heureux de leur administrer.  –
Art. 4 – Nous permettons en conséquence l’ouverture et la bénédiction de ladite chapelle et nous autorisons à cet effet M. Le desservant ou tout autre prêtre choisi par lui pour cette cérémonie. Nous permettons de plus le binage, tous les dimanches et fêtes de commandement.    

C’est avec M. Prou que commence véritablement le service paroissial de Bessèges ; il fut solennellement installé à la suite de la bénédiction de l’église située au-dessus des forges.
En novembre 1855 fut béni le cimetière provisoire.
M. Prou passa ensuite à la cure de Générac par permutation avec M. Pierre-Paul-Honoré-Maxime Ferrand de Vers, né le 12 décembre 1817, qui prit possession, le  7 août 1859.
Il vit commencer l’église actuelle le 17 juin 1864. Huit ans après, il fut transféré à la cure de Saint-Paul de Nîmes et remplacé,
le 20 octobre 1867, par
M. Antoine-Théodore-Marie Comte, né le 5 septembre 1823, auparavant aumônier de la Maison-Mère des Sœurs dites de Besançon.   
M. Comte
fut installé le dimanche 20 octobre par M. D’Alzon, vicaire-général du diocèse, en présence d’un grand nombre d’ecclésiastiques ; il eut dès son arrivée la consolation de prévoir la fin prochaine du provisoire dans sa paroisse ; son prédécesseur lui léguait une majestueuse église presque achevée.
Il s’occupa activement de la perfection de ce monument qui fut inauguré par bénédiction solennelle le 14 juillet 1868, sous le titre de l’Immaculée-Conception de la Sainte Vierge : elle est d’un style ogival.
Le 1er juillet 1868, le maire écrit à l’évêque lui annonçant que l’église est terminée et demandant la permission d’en prendre possession au plus tôt. L’évêque répond le 6 en accordant et promettant de consacrer cette église plus tard si sa vue le lui permet.
Le 10 juillet 1868, une pétition est adressée au ministère sollicitant l’érection de Bessèges en cure ;
à ce moment se trouvaient dans la paroisse 13 Frères Mariste avec 500 élèves, 12 Sœurs de Saint-Joseph de Lyon avec 400 filles et 11 Religieuses de la Présentation avec 350 élèves – 60 filles travaillant dans deux ouvroirs.
Le 10 août 1868, le conseil municipal demande l’érection en cure, le 27 février 1869 le décret d’érection en cure arrive et en avril 1869, la formation du Conseil de Fabrique est faite, de concert avec l’Evêque et le Préfet.
Mais le travail principal de
M. Comte fut celui de la sanctification des âmes ; rempli de dévouement, de charité et de prudence, le nouveau curé, par ses prédications multipliées, par ses incessantes fatigues au confessionnal et auprès des malades, par ses nombreuses aumônes s’attira bientôt tous les cœurs et eut le bonheur de voir que ses soins étaient loin d’être stériles.
Malheureusement la paroisse de Bessèges ne devait pas jouir longtemps du zèle de son curé ; une mort inespérée et que rien ne faisait prévoir, vint le frapper au milieu même de ses saintes fonctions, le 22 mars 1872.  Les larmes de tous accompagnèrent sa dépouille mortelle et la population toute entière se pressa à ses funérailles.
Le 19 mai 1872,
M. Paul-Marie-Hippolyte Graffand, né le 13 août 1825, auparavant curé d’Anduze, prit possession de la cure de Bessèges. Sa nomination avait été agréée par le Gouvernement le 28 du mois précédent.
Le 1er mai 1880, il fut nommé chanoine titulaire et archiprêtre de la Basilique-Cathédrale.
M. Dijol, auparavant curé doyen d’Aramon, le remplaça le 1er mai 1880.
A sa mort arrivée en 1898,
M. Souchard, auparavant curé doyen de Villeneuve, lui succéda le 25 août ; ses infirmités l’obligèrent à résigner ses fonctions et en 1908, il se retira à Pont-Saint-Esprit.
M. Delpuech,
auparavant curé doyen de Sommières, recueillit sa succession le 15 janvier 1909. »

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CASTILLON-de-GAGNIERES

Eugène Germer-Durand : « Dictionnaire topographique du département du Gard » - 1868

« Castillon-de-Gagnère, canton de Saint-Ambroix. – Castrum Castillionis, 1345 (cart. de la seign. d’Alais, f°32 et 33). – Castrum Castellionis (ibid. f°41). – Castillion, 1384 (dénombr. de la sénéch.). – Castillon-de-Courri, 1549 (arch. départ. C.1319) ; 1634 (ibid. C.1289). – Castilion-de-Courry, 1694 (armor. de Nîmes). – Castillon-de-Courry, 1735 (arch. départ. C.1304).
Castillon-de-Courry appartenait, avant 1790, à la viguerie et au diocèse d’Uzès.
Cette commune a pris le nom de
Castillon-de-Gagnère en vertu d’une ordonnance royale du 14 juin 1841.
On y remarque les ruines d’un antique château, sur une hauteur à pic.
Lors du dénombrement de 1384, on y comptait 3 feux et demi.
Ses armoiries sont :
de sinople, à une fasce losangée d’argent et d’azur. »

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Abbé Etienne Goiffon : « Les paroisses de l’archiprêté d’Alais » édité en 1916

« Castillon, - Castillio en 1384 (dénombr. de la sénéch.) ; Castillon de Courri en 1549 (arch. du Gard, C.1319),
est une commune et une paroisse du canton de Bessèges dont la population s’élève à 825 catholiques et 29 protestants.
Cette succursale a été érigée par ordonnance du 31 mars 1837.
Castillon était du diocèse d’Uzès, mais ne paraît avoir jamais été un centre paroissial ; ses habitants assez nombreux cependant, recevaient les sermons religieux des prêtres de Courry ou peut-être ceux de Robiac.
Ce qui indique que la population avait une certaine importance, c’est qu’elle reçut des armoiries en 1694 :
de sinople, à une fasce losangée d’argent et d’azur.
Le patron est St-Jean-Baptiste.
On remarque près de Castillon, un château très ancien sur une montagne taillée à pic ;cette position est cependant dominée par l’élévation sur laquelle a été construit le village ; les vestiges de ce château témoignent de son importance ; il est nommé dans le cartulaire de la seigneurie d’Alais en 1345,
Castrum Castillionis.   

Nous ne trouvons à citer dans l’histoire de ce lieu que les efforts qu’il a faits pour avoir un prêtre résidant.
En 1828, une souscription volontaire produisit 18.000 francs pour la construction d’une église et l’établissement d’un cimetière ; en présence de ce résultat, un prêtre fut demandé à l’évêque ; cette demande ne fut accueillie que le 15 décembre 1830.
Dans l’intervalle, des démarches incessantes furent faites pour arriver à l’érection en succursale.
La première demande du Conseil municipal est du 8 février 1829 ; deux ans après, les habitants de Castillon présentèrent une pétition à cet effet au duc d’Orléans, lors de son passage à Alais.
Une nouvelle délibération du Conseil municipal, du 9 mai 1833, fut suivie d’une pétition à la Chambre des députés.  Le 5 août et le 5 novembre 1835, le Conseil municipal renouvela sa demande qui fut enfin exaucée en 1837, sur l’avis favorable du Conseil municipal de Courry.
1835,
Jean-Baptiste Malige, prêtre du diocèse de Mende, né le 21 mai 1776, mort âgé de 66 ans, le 28 août 1842.
8 novembre 1842,
Jean-Gustave Gontier, né le 20 février 1805, auparavant curé de Saint-Privat-des-Vieux.
23 novembre 1851, clôture du Jubilé par la plantation d’une croix au lieu dit
  Le Travers.
Février 1852, vol avec escalade et effraction d’un calice avec sa patène et d’un ostensoir. M. Gonthier fut transféré à Roquemaure.
1er juin 1854,
Joseph Deleuze, né le 20 juillet 1808, auparavant curé de Concoules, meurt à l’âge de 52 ans le 4 août 1860.
1er septembre 1860,
Jean-Paul Cabane, né le 23 février 1800, auparavant curé de Concoules, meurt en 1874.
20 février 1874,
Louis-Joseph Mazoyer, auparavant vicaire à Alais, meurt le 24 novembre 1897.
1er décembre 1897,
Antonin Martinenche, meurt le 4 août 1909 à l’âge de 51 ans.
1er septembre 1909,
Eugène Boyer, auparavant curé de Comps. »

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FOUSSIGNARGUES

Eugène Germer-Durand : « Dictionnaire topographique du département du Gard » - 1868

« Foussignargues, hameau de la commune de Castillon-de-Gagnère.  Faussignargues, 1698 (arch. départ. C.1393). – Fossignargues, paroisse de Castillon-de-Courry, 1750 (ibid. C.1531) ; 1789 (carte des Etats). »

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« Paroisses et communes de France » – CNRS – 1986

«Bessèges
- Par la loi du 19.06.1857, la commune de Bessèges est créée à partir de territoires distraits des communes de Castillon-de-Gagnières et de Robiac.
– Par la loi du 08.07.1868, les communes de Bessèges, Bordezac, Castillon-de-Gagnières, Peyremale et Robiac forment le nouveau canton dont le chef-lieu est fixé à Bessèges.
-  Par arrêté du 07.03.1962, modification des limites territoriales des communes de Robiac et Bessèges même canton.  – Par l’arrêté du 29.05.1972, la commune de Foussignargues est supprimée et rattachée à celle de Bessèges. »

« FoussignarguesSous l’Ancien Régime, le hameau de « Fossignargues » dépendait de la communauté de Castillon-de-Courry et de la paroisse de courry.
-   Par la loi du 08.07.1926, Gagnières et divisée en deux communes dont les chefs-lieux sont Gagnières et Foussignargues. »

« Bordezac – Le 25.05.1864, la commune de Bordezac perd le hameau de Lalle, réuni à la commune Bessèges (canton de St-Ambroix).

« Castillon-de-Gagnières -
- Par ordonnance du 14.06.1841, Castillon-de-Gagnières prend le nom de Gagnières.
- Par la loi du 05.06.1844, Castillon-de-Gagnières perd la section de Reboul, réunie à la commune de Courry, même canton.
- Par la loi du 19.06.1857, Castillon-de-Gagnières perd une partie de la section de « Travers-de-Castillon » pour former en partie la nouvelle commune de Bessèges.
- Sous l’Ancien Régime, Castillon-de-Courry dépendait de la paroisse de Courry (diocèse de Viviers) mais était collecte dépendant du diocèse civil d’Uzès.   
Castillon-de-Courry était dénombrée avec son mandement dont voici l’état en 1755, d’après les rôles de capitation :
Castillon, Reboul, Fossignargues, Les Combes, Borniol, Chananias, Le Faur, les Salles, Le mas du Sollier, Le mas du Rod, Belluges, Chavarne. »

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