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Meyrannes, Clet

Rédaction : Geneviève Padovani

MEYRANNES

Eugène Germer-Durand : « Dictionnaire topographique du département du Gard » - 1868

«Meyrannes, canton de Saint-Ambroix.  – Villa que vocatur Mairanichos, 961 (Hist. De Lang. II, pr.). – Mairanègues, 1037 (ibid. col.201). – S. de Mayranis, 1210 (cart. de la seigneurie d’Alais, f°3). – Ecclesia de Mayranicis, 1314 (rotul.eccl. arch.munic.Nîmes). – Meyrannes, 1549 (arch. départ. C.1320). – Meyranes, 1634 (ibid. C.1289). – Meirane, 1694 (armor. de Nîmes). – Meiranes, 1715 (J.B. Nolin, Carte du dioc. d’Uzès).

Meyranes faisait partie de la viguerie et du diocèse d’Uzès, doyenné de Saint-Ambroix.
Le nom de ce village ne se rencontre pas dans les listes de 1384, tandis qu’on y trouve celui de Montalet, auquel Meyranes fut annexé, au XVIIe siècle, pour former une communaujté.
La communauté de Meyranes-et-Montalet reçut, en 1694, les
armoiries suivantes : d’azur, à une fasce losangée d’or et de sinople. »

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« Montalet, hameau de la commune de Meyranes. -  Castrum de Monte-Aleno, 1121 (Gall. Christ. t.VI, p.304). – Castrum de Montalen, 1252 (généal. des Châteauneuf-Randon). – Mandamentum castri de Monte-Aleno, 1345 (cart. de la seign. d’Alais, f°31,32, etc). – Locus de Monte-Aleno, 1384 (dénombre. de la sénéchaussée). – Montalen, 1549 (arch. départ. C.1320). – Le prieuré Nostre-Dame de Montalen, 1620 (insin. eccl. dioc.d’Uzès). -  Montalet, 1634 (arch. départ. C.1289). – Montalet, 1715 (J.B. Nolin, Carte du dioc. D’uzès).

C’était autrefois une communauté de la viguerie et du diocèse d’Uzès, doyenné de Saint-Ambroix, dont le prieuré était conféré par l’évêque d’Uzès.    On y comptait 2 feux en 1384.  Pour les armoiries, voir Meyrannes). »

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« Plauzolles, hameau  de Meyranes. – Plauzoles, 1715 (J.B. Nolin, Carte du dioc. Uzès). – Plauzelle, 1789 (Carte des Etats). »

« Montagnac, hameau de Meyranes. – Homines mansi de Montanhaco, mandamenti de Monte-Aleno, 1345 (cart. seigneurie d’Alais, f°32 à 41). »

« Clet, ferme de la commune de Meyranes. – Mansus de Clet, mandamenti de Monte-Aleno, 1345 (cart. seigneurie d’Alais, f°32 à 41). »

« La Ferrières, hameau de Meyrannes. – Homines de Ferreria, mansus de Ferreria, 1345 (cart. seigneurie d’Alais, f°32 à 41). – La Ferière, 1789 (carte des Etats). »

« Roussas,  ferme de la Commune de Meyrannes. – 1706 (arch. départ. C.1406). »

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Toujours dans ce livre, sont signalés : « Clairac,  hameau de Meyrannes » – Boissere (Buissière), ferme de Meyrannes ». 

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Abbé Etienne Goiffon : « Les paroisses de l’archiprêté d’Alais » édité en 1916

« Meyranes,  Mairanègnes en 1037 (Hist. de Lang. II, pr. c, 201), est une paroisse du doyenné de Saint-Ambroix, érigée en succursale par décret du 28 août 1808, avec deux vicariats décrétés le 7 novembre 1818 ; l’un des titres de vicaire fut plus tard transféré à Saint-Hippolyte.
La population de Meyranes comprend 1512 catholiques et 40 protestants.  
L’école des filles
a été tenue par les Sœurs de Saint-François-Régis jusqu’à l’époque de la laïcisation.
On trouve dans le territoire une chapelle rurale dédiée à Saint-Sébastien, qui fut bénite en 1820.
L’église paroissiale de style roman remonte au XIe siècle ; c’était autrefois l’église d’un monastère où vivaient cinq à six moines bénédictins ; à l’endroit même où se trouve la maison curiale.   

Avant la Révolution, Meyranes était une paroisse du diocèse d’Uzès (doyenné de Saint-Ambroix), prieuré-cure du titre de Notre-Dame de l’Assomption et de collation épiscopale.    

Les armoiries de cette localité étaient : d’azur, à une fasce losangée d’or et de sinople.    

Le centre paroissial  fut, primitivement à Montalet, – Castrum de Monte Aleno, en 1214 (Gall. Christ. t.VI, p.304), – Locus de Monte Aleno (dénombre. de la Sénéch.).   
Le Château de Montalet
qui remonte au Xe siècle, fut un edes lieux dont un diplôme du roi de France Philippe-Auguste, assura la possession aux évêques d’Uzès, en 1211.
Déjà, en 1169,
Bernard d’Anduze et Pierre Brémond, son fils, en avaient fait hommage à l’évêque Guillaume de Vénéjan.   Bertrand II Armand, d’abord chanoine d’Uzès et prieur de Bagnols, et depuis évêque d’Uzès de 1249 à 1285, reçut, le 24 septembre 1252, l’hommage de Randon de Châteauneuf et de Guy de Tournel pour le château de Montalet.
Le 6 mai 1280,
Guillaume de Randon, seigneur de Luc et de Portes, reconnut au même évêque plusieurs châteaux, entre autres celui de Montalet. 
Ce château fut démoli pendant les guerres des Camisards ; on n’en voit aujourd’hui que des restes de tours, des débris de fortifications et quelques pans de murailles crénelées. 

(prieurs et curés) :  Jean de Longfolio qui meurt en 1384 ; Jean de Bario lui succède.
En 1387,
Bertrand de Bario.   
Le plus ancien prieur connu de Meyranes est ensuite
Antoine de Fabrique, qui assista au synode diocésain tenu à Uzès lle 18 octobre 1470.
En 1535,
Thomas Froment est prieur.  
Adhémar Rebuffi
prit possession de ce bénéfice le 17 avril 1560.
En 1605, le prieur se nommait
Imbert Julliard ; il ne résidait pas et il faisait le service paroissial de Saint-Bonnet après avoir servi la paroisse de Nîmes.
Pelamer le possédait en 1666.
En 1637
(erreur, certainement en 1687), Antoine d’Esbérard résigna le prieuré de Meyranes.
En 1694, le prieuré appartenait à
Antoine Dupuy, qui passa à Sénéchas à la suite d’une permutation avec
Mathieu Gilles 
; celui-ci prit possession le 9 septembre 1694 ; il possédait encore en 1705.

Ce fut dans cet intervalle que dans la nuit du 28 septembre 1703, une bande de Camisards, après avoir ravagé les environs, vint camper à Meyrannes, y chanta des psaumes et y fit le prêche jusqu’au jour.
En 1729, le prieuré passa à
Jean Thomas qui le posséda pendant 47 ans. Devenu vieux et infirme, par acte du 5 mars 1776, se réservant une pension annuelle et viagère de 800 livres, il résigna en Cour de Rome en faveur de Jacques Carrière, vicaire de Russan à Vic, qui fut installé le 8 septembre suivant.
Lorsque la Révolution demanda au clergé le serment schismatique, Carrière ne voulut prêter qu’un serment conditionnel jugé insuffisant ; cependant le manque de prêtres constitutionnels lui permit de rester dans sa paroisse jusqu’en 1792 au moins ; à partir de ce moment, nous perdons sa trace.   

Après la Révolution, la paroisse fut alors administrée, dès 1801 au moins, par Jean Vernède, né le 9 novembre 1744, avec le titre de Saint-Brès, résidant à Meyrannes.
1er septembre 1808,
Augustin Malignon, né le 14 novembre 1745, auparavant curé de Saint-Brès. Il se retira.
1er janvier 1818,
Jean-baptiste Vézian, né le 12 février 1759.
1er janvier 1822,
Rigal, né en 1766, mort en 1824.
1er janvier 1825,
Chambon, né en 1776, mort en 1836.
1er juillet 1836,
Jean-Baptiste-Florent Desbains, né le 24 octobre 1804 ; il fut transféré à Rousson.
1er décembre 1842,
Charles de Vissac, né le 19 novembre 1793, auparavant curé d’Aujac ; il fut assassiné dans la nuit du 11 au 12 ocotbre 1855 ; on le trouva près du village revêtu du surplis, de l’étole et porteur de la custode aux saintes huiles, ce qui fit supposer que les assassins l’avaient attiré hors du presbytère, sous le prétexte d’un malade à administrer ; une croix plantée, le 24 février 1856, marque l’endroit où M. de Vissac tomba.
22 novembre 1855,
Jean-Maurice Brouat, auparavant curé de Molières, près du Vigan.
1er octobre 1880,
M. Jules-Joseph Serre, transféré de la cure de Lussan. En 1906, il se retire à Saint-Paulet.
1906,
M. Ernest Testud, précédemment curé de Saint-Brès. »

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« Paroisses et communes de France » – CNRS – 1986

«Sur les registres de capitation, Meyrannes était dénombrée dans le cadre du mandement de « Montalet et Meyrannes ».
En 1763
, il était composé des hameaux et villages suivants : 
Planzolles, Meyrannes, Clet, Molières, Gannal (sic), Le Boisson, La Luxerière, Cleyrac, Les Combes, La Ferrière, Montagnac, Perue.
1709 et 1759,
Meyrannes dénombrée seule.
1774 : « Montalet, Mayranes et annexes ».
1789 : « Mandement de Montalet ».

Par la loi du 16.03.1882, Meyrannes perd une partie de son territoire au profit de la commune nouvellement créée : Molières-sur-Cèze. »

 

 

 

 

 

 

 

 

« Paroisses et communes de France » – CNRS – 1986

 

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