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Allègre, Les Fumades

Rédaction : Geneviève Padovani

LES  FUMADES

Eugène Germer-Durand : « Dictionnaire topographique du département du Gard » - 1868

« Les Fumades, hameau et sources minérales, commune d’Allègre. – Les Femades, 1715 (J.B. Nolin, Carte du dioc. d’Uzès). – Les Fumades, 1732 (arch. départ. C.1478).
Piscine antique dans laquelle on a trouvé des monnaies romaines (voir Mém. De l’Acad. Du Gard, 1865-1866, p.146).
 »

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Abbé Etienne Goiffon : « Les paroisses de l’archiprêté d’Alais » édité en 1916

« Allègre, commune du canton de Saint-Ambroix, est aujourd’hui partagée en deux paroisses : celle de Saint-Félix de Boisson et celle de Saint-Privat d’Auzon, doyenné de Saint-Ambroix. »

  -  Voir « Auzon » et « Boisson »

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Rédaction : Noèle Reboulet – Geneviève Padovani

Les Fumades

Il faudrait remonter jusqu’au néolithique pour reconstituer l’histoire des Fumades : les enceintes de Costo Caudo et du Puech d’Alzon en sont les témoins. Des fortifications en arc de cercle, des murailles pouvant atteindre cinq mètres d’épaisseur semblent bien être des éléments d’un système défensif, d’un oppidum qui aurait surveillé les vallées de l’Auzonnet , de l’Alauzène et du Val d’Argensol.

La découverte de nombreuses pièces de monnaie romaine au moment des fouilles entreprises en 1865 permet d’affirmer que les sources des Fumades étaient appréciées par les Romains au temps de leur occupation des Gaules 30 ans avant Jésus Christ et jusqu’en 383. Témoins de cette période romaine : des fragments d’autels où sont représentées des nymphes souvent au nombre de trois ce qui laisse supposer des divinités lares qui étaient fêtées à certaines périodes de l’année du temps de l’empereur Auguste.
A cette époque,  les sources des Fumades étaient donc exploitées ; une piscine antique a d’ailleurs aussi été découverte dans le  parc en 1865 et déblayée en 1871 par la Société d’Alès  : sa forme, les matériaux utilisés , l’orientation du départ des canalisations permettent de déduire que les baigneurs réunis en groupe pouvaient s’asseoir sur le gradin ou bien s’étendre sur le fond de la cuvette.

Sont-ce des légendes ou des faits historiques qui circulent au sujet de ces sources ? Ainsi Jules César en personne aurait soigné sa gale dans l’eau des Fumades et, sur le plateau qui surplombe le village d’Arlende appelé « camp de César » , nombreux sont ceux qui à travers les siècles ont cherché le trésor que le grand général romain aurait enfoui !

Pourtant au début du 19ème siècle, seuls les habitants des alentours semblaient connaitre les sources d’Alzon ou des Fumades. Ils utilisaient leurs vertus pour soigner la gale ou soulager leurs animaux malades : c’est ainsi que la source du Mas Chabert nommée Font Negro (Fontaine Noire) a reçu  le surnom de « « Source du Trempe Chien ».

C’est vers1845 que commence une exploitation organisée des eaux avec les sources Justet ou du Mas Christol :  des constructions légères,  souvent en bois, sont érigés sur la rive gauche de la Lauzène et à l’emplacement du café Huguet. Mais tout fut emporté par la crue du 27 Aout 1863 et ce n’est que plus tard que sera aménagé le vaste établissement dirigé par M. Chastan.

Ces sources ont été, à diverses époques, mentionnées par d’illustres naturalistes. En 1736, Boissier de Sauvages, professeur à la faculté de Montpellier, et aïeul de M. le baron d’Hombres-Firmas, les avaient décrites dans un mémoire sur les « Eaux minérales d’Alais » :
« auprès de la verrerie, en de ça d’Auzon, à deux lieues d’Alais, on trouve la Fontaine-Puante, ainsi dite à cause de l’odeur sulfureuse qu’elle répand au loin. Cette eau, transparente, fraîche, coulant d’un grand et large bassin, il s’élève, tous les matins, sur cette eau, une espèce d’écume blanchâtre qui s’épaissit et se durcit comme du soufre ordinaire, aussi en est-ce un véritable ; on s’en sert à Auzon pour les mêmes usages, pour allumer le feu, pour guérir les maladies cutanées des troupeaux. Les habitants du pays ont commencé, il y a quelques années, de boire de ce eaux en été et pour les mêmes maladies qu’on emploie celle d’Heuzet ».   

A son tour, en 1776, M. De Genssane, publiait ses observations en les mentionnant ainsi dans son livre « Histoire naturelle de la province de Languedoc », t.1, p.201 :
« On trouve, au lieu de La Bégude, près d’Auzon, une forte source bitumineuse qui jette beaucoup d’huile de pétrole ou plutôt de bitume liquide ; on le ramasse à fleur d’eau avec des écumoires ou autres ustensiles.
Cette huile provient de plusieurs bancs d’asphalte ou sable bitumineux qui traversent le coteau qui est au-dessus de la source. Les eaux pluviales ou autres, qui traversent ces bancs sablonneux, délayent le bitume dont ils sont imprégnés et le charrient à la source, où il est ramassé….
Il serait fort aisé d’exploiter ces bancs ou veines bitumineuses et d’en tirer des huiles de pétrole de différentes qualités, savoir : une huile très blanche, comme l’huile d’olive ; une seconde fort verte, et enfin une troisième rouge, de couleur de vin. Outre ces huiles, on peut en extraire une graisse excellente pour graisser les voitures ».

Vers 1849, M. le Docteur Roch et M. Despeyroux, professeur de chimie et de physique au collège d’Alais,  communiquèrent le fruit de leurs études à Monsieur le Préfet de Gard. Après une commission d’enquête effectuée en 1852 par M. Dupont, ingénieur en chef des mines à Alais, et concluantes quant à la conformité des faits, M. Gustave Delbosc, maire d’Allègre et M. Justet, propriétaire des principales sources, reçurent une autorisation d’exploitation par décision ministérielle du 2 septembre 1854.

Au fil du temps, les sources d’Auzon sont passées par différentes mains.
Celles de la propriété de M. Delbosc d’Auzon qu’il avait acquises des héritiers de Louis Robert en 1852, ont appartenu successivement à MM. Tastevin, ancien banquier à Alais (1854), Chastan (1855), Chastan et Lauret (1857), Louis Crozals et Cie, banquiers à Béziers, suivant jugement d’adjudication le 29 mars 1865, Gaston Huguet, par jugement du 27 avril 1869. 

La source Roussel, appelée aussi Font-Pudènto, située sur l’emplacement de l’ancienne source romaine, était autrefois possédée par Mme Veuve Roussel, née Noguier ; elle dépendait de l’établissement fondé par M. Roustan père en 1868. C’est d’ailleurs sur les terrains attenants qu’on avait découvert une piscine en 1865 et la source Romaine le 25 août 1876.

Les sources des Fumades sont situées sur l’emplacement des deux concessions de bitume dites du Puech et des Fumades, pour l’exploitation des calcaires bitumineux de l’étage moyen lacustre dont le gisement s’étend sur la colline de Costo-Caudo qui domine, au couchant, les sources minérales. Dans les schistes situés à l’ouest de la colline, on a trouvé des empreintes d’insectes et de poissons fossiles, surtout dans les terrains situés derrière la maison Foussigne, autrefois propriété de Pierre Noguier.

Les sources exploitées à cette époque étaient donc :
-  
       Augustine, Thérèse et Etienne dépendant de l’établissement Huguet, autorisées le 2 septembre 1854
        Zoé et Près-La-Maison, dépendantes de l’établissement Justet,  le 3 septembre 1863
-         Claudine qui avait appartenu à la famille Thibon de La Bégude,  le 23 septembre 1871
        Roustant, Julia et la Source Romaine appelée aussi Roussel ou Font Pudento (pas de date trouvée dans les   archives)
        Victorine Delbosc supérieure et Delbosc inferieure (sans date)
Il n’a été trouvé que le résultat d’analyse de six sources par M. Coignard, chef de laboratoire d’essais à Alais.

L’eau des sources Zoé et Source Romaine fut même commercialisée en bouteilles que vendaient les pharmaciens et les dépôts spécialisés en eaux minérales.
Les vertus dépuratives, diurétiques et laxatives de l’eau de la source Zoé lui valurent un diplôme d’honneur à Bruxelles en 1910 et une médaille d’or à Tunis en 1911 ainsi que les bouteilles d’eau de la Source Romaine qui vantaient le traitement des maladies de la peau et des voies respiratoires..

Mais la présence d’une verrerie près des Fumades au quartier de Sarrelle, à environ 1km de la source Romaine, gérée en 1745 par le Sieur d’Aigalliers, au mépris des ordres de l’intendant qui en avait prescrit la suppression (Saint-Quirin « Histoire des verriers du Languedoc de 1290 à 1790) laisse à penser que l’eau des Fumades avait dû être vendue en bouteilles bien avant 1900 !

De très sérieuses études scientifiques faites après 1910 dressent la liste des affections soignées par les eaux des Fumades.
Cette énumération est bien longue mais se concentre autour des problèmes dermatologiques, respiratoires, bucco-dentaires, gynécologique, et les contre-indications sont peu nombreuses.
Chaque source a sa spécificité :
l’eau des sources Zoé, Romaine, Pierre et Thérèse sont ordonnées en boisson.
Celle des sources Julia et Etienne, très chargées en hydrogène sulfuré sont réservées aux traitements externes : bains, pulvérisations, et en particulier  inhalations. Après expériences multiples et répétées, il a été prouvé que, grâce à leur parfaite stabilité due à leur température froide et à leur haute minéralisation, les eaux embouteillées conservent toutes leurs qualités.

Les Celtes, les Romains avaient-ils déjà expérimenté tout cela ?

En tous cas, les heures de gloire de la station des Fumades vont débuter vers 1880.
Quatre propriétaires vont être à l’origine de cette expansion :
-  Justet, propriétaire d’un complexe hôtelier et de bains au Mas Christol
-  Huguet qui possède  trois sources et deux établissements de bains
-  Roustant qui exploite au moins quatre sources
-  Delbosc d’Auzon qui a deux sources, qui est maire d’Allègre, propriétaire du château d’Auzon, qui a un sens aigu des affaires  au caractère dominant, et qui s’occupera de trouver des fonds à investir aux Fumades fussent-ils étrangers !

Le 17 Mars 1907 a lieu l’inauguration de l’arc de triomphe aux allures romaines, qui est une copie de la porte de Brandebourg, et qui porte l’inscription :
« SISTE VIATOR AC BIBE » (arrête toi voyageur et bois ).
Le 30 juin 1907,  la nouvelle station est inaugurée et elle s’enorgueillit d’équipements ultra-modernes pour les soins, de nombreux hôtels et cafés remis à neuf, de la création d’un théâtre et la publicité faite auprès des investisseurs, vante une étendue de domaine de 25 ha.
En octobre 1908, M. de Prévignault, administrateur délégué, gérant animation, gestion, thermaliseme, créa un journal concernant Les Fumades : « la cigale des Cévennes, journal de la Costo Caudo ».
Celui-ci annonçait les festivités, et l’on apprenait ainsi que le théâtre placé sous la direction artistique de M. Xavier de la Mareille donnait l’opéra « Mireille » ou « Les cloches de Corneville », que durant les entractes on entendrait le gramophone géant diffuser les airs d’opéras ou de la Garde Républicaine.
D’autre part, ce journal évoquait aussi  les nouvelles du cinématographe américain.
De plus, un orchestre symphonique de vingt musiciens se faisait entendre chaque jour devant le Casino ou dans le parc, de 14h à 18h, rendant ainsi le site particulièrement animé, en complément des nombreuses salles de jeu où se retrouvait bon nombre de curistes assidus et bien aisés.  L’animation allait jusqu’à la mise à disposition de la clientèle, par certaines auberges,  « de filles saines et avenantes » !!

La gare de St-Julien-de-Cassagnas changera même la terminaison de son nom et sera baptisée « St-Julien-les Fumades », ayant des wagons spéciaux acheminant les curistes fortunés que des voitures attendaient pour les conduire à leur hôtel. Hommes d’affaires, médecins, riches curistes allemands affluaient maintenant aux Fumades.

Et voilà qu’on érigea, en haut de Costo Caudo une somptueuse villa aux décors polychromes du plus pur style baroque prussien, destiné à recevoir le fils de l’empereur Guillaume II, le Konprintz qui devait venir soigner sa sinusite chronique…
Mais c’est peu d’années après qu’éclata la guerre de 1914 et la station et tous ses établissements furent mis sous séquestre sous prétexte d’être un « bien ennemi ». Cette station fut pillée, parfois, dit-on, par certains habitants du pays qui n’avaient pas été payés, puis fut vendue après l’Armistice à un ferrailleur niçois qui démantela toutes ses installations.
Seuls deux hôtels et le casino subsistèrent et maintinrent une certaine activité entre les deux guerres jusqu’à ce que le Conseil Général la rachète mais sans y faire aucun investissement décisif à ce jour. (1989)

Source : « Guide de la convivialité, dans l’arrière pays gardois » – Association Fumades Promotion, animation, culture, sports (textes d’Alain André et Henry Daniel) –30500 Allègre – Imprimerie Marès à Alès – 1989 

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A NOTER :

« La Maison de l’Eau »  :  site internet
« Station Thermale »    :  site internet

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Rédaction : Geneviève Padovani

ALLEGRE

Eugène Germer-Durand : « Dictionnaire topographique du département du Gard » - 1868

« Allègre, canton de Saint-Ambroix. – Castrum de Alegrio, diocesis Uticensis, 1308 (Mén.I, pr.p.193, c.1).  -  Castrum de Alegrio et ejus mandamentum, 1345 (cart. de la seign. d’Alais, f°32 et 33).  -   Alegrium, 1384 (dénombre. de la sénéchaussée).
Allègre était du diocèse et de la viguerie d’Uzès.
Le prieuré de Saint-Félix d’Allègre appartenait au doyenné de Navacelles.
En 1384, on y comptait que 5 feux, y compris son annexe Auzon.
Avant 1790, la communauté d’Allègre, Auzon et Boisson portait pour armoiries :
d’azur, à une bande losangée d’or et de sable. »

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A NOTER :

L’association du Château d’Allègre tenant un site internet bien complet où l’on peut retrouver l’historique du château, nous vous convions à le consulter par ce lien :  site internet

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AUZON

Eugène Germer-Durand : « Dictionnaire topographique du département du Gard » - 1868

« Auzon, village de la commune d’Allègre. – Alsonum, vicarie Ucetici, 1345 (cart. de la seign. d’Alais, f°34). – Alsonum, 1384 (dénombre. sénéchaussée). – Prioratus de Alzono, 1470 (Sauv. André, not. d’Uzès). – Prioratus Sancti-Privati Alzonis, secus Sanctum-Ambrosium, 1532 (Mercier, not. d’Uzès). – Auson, 1549 (arch. départ. C.1319). – Le prieuré Sainct-Pancrassi (sic) d’Aulzon, 1620 (insin. ecclés. du dioc. d’Uzès). – Auzon, 1637 (arch. départ. C.1286). – Auzou, 1715 (J.B. Nolin, Carte du dioc. d’Uzès). – Auzon, 1731 (arch. départ. C.1478).
Dès le XVIIe siècle, Auzon faisait déjà partie, avec Boisson, de la communauté d’Allègre.    Pour le nombre de feux et les armoiries : voir Allègre.
Le prieuré régulier de Saint-Privat d’Auzon, du doyenné de Saint-Ambroix, était à la collation de l’évêque d’Uzès. »

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Abbé Etienne Goiffon : « Les paroisses de l’archiprêté d’Alais » édité en 1916

«Auzon, Alsonum en 1384 (dénombr. de la Sénéchaussée) est une section de la commune d’Allègre et une paroisse du doyenné de Saint-Ambroix, succursale érigée par décret du 13 mars 1683.
La population se compose de 400 catholiques et de 60 protestants.
Depuis le 29 mars 1857
jusqu’à la laïcisation, les écoles furent dirigées par les sœurs de Saint-Joseph-des-Vans, qui ont construit, aux abords du village, un vaste et bel établissement.
Avant la Révolution, Auzon était une paroisse du diocèse d’Uzès (doyenné de St-Ambroix) régie par un vicaire perpétuel ; le bénéfice était un prieuré simple et régulier dépendant du chapitre cathédral d’Uzès. Il était de collation épiscopale avec cette réserve que l’évêque ne pouvait le conférer qu’à l’un de ses chanoines.
Primitivement, le patron d’Auzon était Saint-Pancrace dont le nom reparait même dans les actes jusqu’au XVIIIe siècle ; mais dès 1532, on voit apparaître Saint-Privat comme titulaire et ce titre a prévalu.
Dans le territoire de la paroisse se trouve l’ancienne église de Notre-Dame d’Arlendes (
Arlendium dans les anciennes chartes). C’était le centre d’un prieuré régulier lequel, avec son annexe Saint-Jean-de-Suzon (Suzon, hameau de la commune de Bouquet, paroisse de Navacelle), était uni à l’office de sacristain du monastère de Goudargues et était conféré par l’évêque d’Uzès sur la présentation du prieur de Goudargues. L’église d’Arlende a reçu, depuis 1859, le titre de chapelle de secours.
L’établissement des eaux sulfureuses connues sous le nom de Fumades est dans la paroisse d’Auzon ; on y trouve une chapelle où, pendant la saison des bains, se célèbre un service régulier. Cet établissement porte des traces non équivoques de constructions romaines.
L’église paroissiale d’Auzon, fort ancienne, a été restaurée et agrandie depuis l’érection en succursale
(après 1683).
Auzon fut l’un des lieux dont un diplôme royal de l’année 1211, octroyé par Philippe-Auguste, assura la possession à l’église d’Uzès ; c’est à peu près le seul fait que l’histoire nous a conservé pour Auzon.
Nous ne pouvons donc donner ensuite que les listes plus ou moins incomplètes des prieurs et des curés.
Le premier prieur connu est
Albert Cornilhani en 1342.
Son successeur,
Etienne Azimi assista au synode diocésain le 18 octobre 1470 (Archives du Gard, E. notaires, t.IV, p.125).
En 1532,
Jean Aguasse, prieur, fait une quittance de 40 livres aux prêtres Louis Levesque et Raimond de Via de St-Victor de Gravière, rentier de son bénéfice.
Le 29 juin 1561, le chanoine régulier
Galhard Gévaudan prit possession du bénéfice.
Le prieuré appartenait en 1610 au chanoine
Antoine Blisson, et en 1624 à François Rabanit (Archives du Gard, E ; notaires, t.IV, p.170 et 207).
En 1647 :
Nicolas d’Embraine.    De 1656 à 1660, le prieuré fut possédé par le chanoine Chaumets, et en 1637, par Etienne Giraud, chanoine d’Uzès.
François Balansac l’avait en 1674.
Le chanoine
Denis Lavondês en jouissait déjà en 1684 et le conserva jusqu’en 1696, époque où il fut pourvu de celui de Fonqueirolle près d’Uzès.
Jean Choisity, chanoine régulier d’Uzès et prieur de Saint-Privat-des-Vieux, fut pourvu en cour de Rome du prieuré d’Auzon, le 18 janvier 1697 ; mais, avant même d’avoir pris possession, il résigna en faveur d’Antoine Blisson, diacre du diocèse de Nîmes et novice du chapitre d’Uzès.
Blisson fut installé le 14 mai 1697.  Un concurrent, Nicolas de Larnac, lui fut suscité le 1er août suivant et Blisson dut se pourvoir de nouveau en cour de Rome et en obtint de nouvelles bulles, le 6 novembre de la même année.
Sur ces entrefaites, l’évêque d’Uzès regardant comme irréguliers tous les actes survenus depuis 1696, déclara le prieuré vacant et y nomma le chanoine
François Boutet qui prit possession le 30 octobre 1699, obtint des provisions confirmatives à Rome et se fit de nouveau installer le 4 janvier 1700.
Denis Lavondez se présenta alors pour faire valoir ses droits qui avaient revécus par l’annulation des actes de 1696 et reprit l’administration du bénéfice.
Un an après, le 20 mars 1701, Lavondez ayant obtenu le prieuré de Saint-Paulet-de-Caisson, résigna celui d’Auzon en faveur d’
Antoine Blisson, alors curé de Clarensac. Le prévôt du chapitre homologua cet acte et Blisson prit possession le 1er avril 1701 ; ses provisions de Rome arrivèrent ensuite datées du 8 avril.
Mais il ne put devenir paisible possesseur du bénéfice et le chanoine
Hyacinthe de Valaysse, prieur du Garn, se basant sur l’incapacité et l’inhabilité de Blisson, se fit pourvoir en cour de Rome le 26 octobre 1701.
Blisson s’adressa de nouveau au Pape qui lui confirma le bénéfice au mois d’avril 1702 : mais l’évêque d’Uzès lui refusa la forma dignum sous prétexte qu’il était en ce moment prévenu en justice du crime de confidence et que Valaysse avait déjà pris possession.
Blisson transmit alors ses droits, par acte du 20 juin 1702, à
Laurent Cabot, ancien vicaire perpétuel de Saint-Etienne d’Uzès, doctrinaire et novice du chapitre.
Celui-ci, ne pouvant obtenir le visa épiscopal, obtint un arrêt du Parlement de Toulouse en vertu duquel il prit possession civile le 23 mars 1703.
Celui-ci, par acte du 21 juin 1706, résigna en cour de Rome en faveur de
Charles Bruneau qui céda tous ses droits au chanoine Jacques Froment, sous lequel le litige prit fin. ( !!!)
Froment fut installé le 11 juillet 1707.
Le 10 mars 1708,
il prit part au concordat passé entre l’évêque et les chanoines d’Uzès pour la sécularisation du chapitre cathédral.
En 1721, Froment passa au prieuré de Saint-Laurent-la-Vernède et laissa celui d’Auzon au chanoine
Rosier, alors prieur de Sagriès.
Le bénéfice d’Auzon appartint au chanoine
Claude Souchon qui y remplaça en 1723, Rosier, passé à Saint-Dézéry. Souchon en jouit jusqu’en 1776, jour où il résigna en cour de Rome son canonicat et son prieuré d’Auzon, sous réserve d’une pension annuelle et viagère du tiers des revenus, en faveur de Jacques-Marcelin de Trinqulague, alors acolythe d’Uzès.
Celui-ci prit possession le 11 décembre 1776 et fut le dernier titulaire du prieuré.

La liste des curés d’Auzon ne remonte qu’à 1661. La voici telle qu’il nous a été donné de la reconstruire : 
1661 : Vassauge   -  1664-1667 : J. Darlin   -   1667-1669 : J. Gazagne   -   1670 : Rigaud   -   1674 : Traverse   -   1675 : Pierre Des Champs   -   1678 : Gauzet   -   19 janvier 1682 : Sabadel (d’Issirac)   -   11 décembre 1684 : Buacher   -   21 septembre 1693 : Pellet   -   6 mars 1696 : Gabriel Portail   -   2 juin 1698 : Joseph Bruneau (de Barjac).

Sous l’administration de Bruneau, les Camisards parurent trois fois dans la paroisse d’Auzon :
le 4 mars 1703, ils incendièrent les églises et les presbytères d’Auzon et d’Arlende.
Au mois d’octobre suivant, ils brûlèrent la bégude d’Auzon ainsi que plusieurs métairies et massacrèrent trois catholiques.
Ils reparurent au mois de novembre et égorgèrent douze catholiques dans les environs. Les ravages de ces fanatiques furent constatés dans une procédure qui fut faite à Montpellier et dont le dossier se trouve aux archives de l’Hérault.
8 janvier 1706 : Roman   -   27 octobre 1706 : Jean Brunel   -   20 mars 1713 : Guilhot   -   7 septembre 1715 : Jullien   -   16 mai 1716 : Cade   -   4 novembre 1716 : D’Arlhac (de Montfrin)   -   30 juillet 1719 : D’Arboussié (de St-Jean-de-Valériscle)
15 mars 1727 : Pascalis (de la vallée de Barcelonnette), mourut en 1761
29 octobre 1761 : Joseph Boniol
qui fut transféré à Sanilhac en octobre 1767.
20 décembre 1767 : Henri Vignal (d’Issirac), maître ès-arts, né le 8 mai 1739.
Il passa au prieuré de Saint-Julien-de-Cassagnas en 1781.

Le schisme conserva la cure d’Auzon et lui donna pour succursales, Boisson, Arlende, Saint-Julien de Cassagnas, Potelières, Saint-Victor de Malcap et Saint-Denis.
Le premier curé intrus fut
Delpuech, auparavant curé de Rochesauve au diocèse de Viviers, qui fut élu en juin 1791.
Il eut pour successeur, le 28 novembre 1792, un nommé
Laurent, après lequel nous trouvons la paroisse administrée par un ancien jésuite nommé Louis Burzet, qui resta à Auzon jusqu’à sa mort en 1812, et fut inhumé à la porte de l’église.
La paroisse fut alors confiée à
Joachim Andreu, prêtre espagnol réfugié en France. Celui-ci la laissa en 1818 à M. Joseph Pons, sous lequel Mgr Perrier transféra à Boisson la cure seule conservée dans la commune d’Allègre.
La paroisse d’Auzon ne reprit une vie propre qu’en 1855, à la suite d’une ordonnance de Mgr Cart, qui l’érigea en vicariat indépendant dont prit possession, le 1er juillet,
M. Charles Badaroux ; il fut transféré à Tamaris.
21 juin 1858 :  M. Pierre-Etienne Massebiau ; il fut transféré à l’aumônerie de l’hospice d’Alais.
1er juillet 1859 : M. Paul Pujolar,  auparavant curé de Poulx ; il fut transféré à Vic. Ce fut sous son administration que fut obtenu le titre de succursale.
1er février 1864 : M. Henri-Barthélémy Cazalis, précédemment curé de Calvisson ; il devint ensuite curé de Rochefort.
1er mai 1878 : M. Albert Bassaget, ancien curé de Rochegude ; il fut ensuite pourvu d’une chaire au collège de Sommières.
10 avril 1881 : M. Louis-Joseph Camproux, venu de la cure de Ssaint-cosme ; il mourut le 11 janvier 1886.
15 janvier 1886 : M. Simon-Denis-Isidore Agniel, précédemment curé de la Capelle-Masmolène.
En 1910, il se retire à Alais et M. Emile Martin, auparavant vicaire de Sainte-Perpétue, lui succède. »

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 ARLENDE

Eugène Germer-Durand : « Dictionnaire topographique du département du Gard » - 1868

« Arlende, hameau de la commune d’Allègre – Arlendium, 1523 (chap. de Nîmes, arch. départ.).  -  Arlempdes, 1551 (J. Ursy, not. de Nîmes). -  Le prieuré Nostre-Dame d’Arlendie, 1620 (insin. Eccl. du diocèse d’Uzès).  -  1715 (J.B. Nolin, Carte du dioc. d’Uzès).  – Arlende, 1731 (arch. départ. C.1478).
Le prieuré Notre-Dame d’Arlende, ainsi que son annexe Saint-Jean-de-Suzon, était uni à la sacristie du monastère de goudargues. L’évêque d’Uzès le conférait sur la présentation du prieur de Goudargues ».

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« Arlende, ruisseau qui prend sa source dans les bois de la commune de Bouquet et se jette dans l’Auzonnet sur la commune d’Allègre ».

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Abbé Etienne Goiffon : « Les paroisses de l’archiprêté d’Alais » édité en 1916

« Curés d’Arlendes
Le premier curé connu est  Jean-Antoine Badaroux, qui devenu fort âgé, résigna en Cour de Rome le 7 janvier 1736, en faveur de son neveu, Joseph Badaroux, prêtre du diocèse de Viviers. Celui-ci fut installé le 14 juin suivant.
Son successeur,
Philippe de Narbonne, né à Génolhac le 12 novembre 1720, résigna en Cour de Rome le 17 juillet 1778, en se réservant une pension annuelle et viagère de 70 livres et se retira dans son pays natal, où il resta tout le temps de la Révolution ; il y mourut le 9 novembre 1806, âgé de 86 ans.
Le dernier curé d’Arlende fut
Pierre Fournet, prêtre du diocèse de Viviers, né le 21 juin 1731. Il prit possession le 6 décembre 1778. Il refusa le serment à la Constitution civile du clergé, resta dans sa paroisse jusqu’aux mauvais jours ; nous ignorons ce qu’il devint pendant la Terreur. Nous le retrouvons après le Concordat exerçant les fonctions de vicaire à Auzon où il résidait en 1802 ».

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BOISSON

Eugène Germer-Durand : « Dictionnaire topographique du département du Gard » - 1868

« Boisson, village de la commune d’Allègre. – Boisson, 1219 (Mén. I, pr. p.58, c.1). – Sainct-Philis de Boyssons, 1620 (insin. eccl. du dioc. d’Uzès). – 1715 (J.B. Nolin, Carte du dioc. d’Uzès). – 1722 (arch. départ. C.1478).
Avant 1790, Boisson,  réuni à Allègre et à Auzon, formait une communauté de la viguerie et du diocèse d’Uzès, doyenné de Navacelle.
Le prieuré de Saint-Félix de Boisson était à la collation de l’évêque d’Uzès.
Voir Allègre pour les armoiries. »

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Abbé Etienne Goiffon : « Les paroisses de l’archiprêté d’Alais » édité en 1916

« Boisson cité sous ce même nom en 1219 (Ménard, I, pr. p.58, c.1), est une section de la commune d’Allègre qui forme l’une des paroisses du doyenné de Saint-Ambroix, succursale érigée par décret du 17 prairial an XIII (6 juin 1805) avec un vicariat décrété.
La population, entièrement catholique, est de 507 âmes.

L’école des filles a été dirigée par les sœurs dites de Besançon jusqu’à l’époque de la laïcisation.
Avant la Révolution, Boisson appartenait au diocèse d’Uzès ; c’était une paroisse du doyenné de Navacelles, prieuré-cure, du titre de Saint-Félix, à la collation de l’évêque d’Uzès.
On remarque au sommet d’une montagne située à peu près au centre du territoire communal, le château ruiné d’Allègre,
castrum de Allegre,  mentionné pour la première fois en 1211, comme possession de l’église d’Uzès, dans le diplôme par lequel le roi de France, Philippe-Auguste, confirma diverses possessions à cette église.
Non loin de Boisson se trouve une chapelle rurale dédiée à Saint-Saturnin de Toulouse, l’un des apôtres de nos contrées.
Cette chapelle, d’origine probablement carolingienne, était depuis longtemps en ruines ; elle a été récemment entourée et agrandie par les soins de
M. Puech, alors curé de Boisson, et inaugurée le 4 mars 1866. Depuis lors a été ressuscité un antique pèlerinage fixé au lundi de Pâques.
La commune d’Allègre a pour armoiries :
d’azur, à une bande losangée d’or et de sable.
Les premiers prieurs-curés
connus de Boisson sont Jean de Ochis, en 1535 et Jacques de Manso, auquel succéda, le 2ç septembre 1559, Baudile de Saint-Martin. Celui-ci gouvernait peut-être encore la paroisse lorsque Boisson fut pris par les religionnaires en 1575.
Nous devons ensuite descendre jusqu’en 1680 pour trouver un autre titulaire du prieuré ; à cette époque la paroisse était gouvernée par Barthélémy Laurent.
Nous ignorons quel était le prieur de Boisson pendant les guerres des Camisards. Ce lieu eut plusieurs fois à souffrir du passage des bandes fanatiques. En février 1703, Cavalier mit le feu à l’église, au presbytère et à plusieurs maisons ; sa bande se préparait à incendier le château, lorsqu’une compagnie de dragons parut dans la plaine, ce qui obligea les Camisards à gagner les bois.
En mars 1704, une autre bande abattit la croix du hameau de Gibal, ainsi que celle de Boisson et causa, dans les environs divers dommages qui furent constatés dans une procédure dont le dossier se trouve aux archives de l’Hérault.
En 1732, le prieuré appartenait à
Antoine Massabiau, bachelier en théologie, qui résigna en Cour de Rome, sous réserve d’une pension annuelle et viagère de 400 livres, en faveur d’Alexis Cailet, prêtre du diocèse de Vabres, bachelier en théologie et alors curé dans le diocèse de Montpellier. Cailet prit possession le 2 août 1741. Par acte du 18 novembre 1776, se réservant une pension annuelle et viagère de 900 livres, il résigna en cour de Rome en faveur de Jean Guilhon, prêtre du diocèse de Lyon, alors supérieur du collège de Theyrargues. Cet acte de  résignation prouve que le bénéfice avait des revenus assez considérables puisqu’il était de règle que les pensions ne devaient pas excéder le tiers des revenus du bénéfice sur lequel elles étaient assises.
Cailet  mourut avant que son résignataire eût pu faire les démarches nécessaires pour obtenir sa succession et l’évêque d’Uzès, reprenant son droit de collation, conféra le prieuré à
Jean Portal, licencié en droit canon et alors curé des Vans. Portal prit possession le 1er décembre 1776. Mais avant que l’année d’option fut écoulée, par acte du 5 novembre 1777, il résigna en Cour de Rome, en faveur de son frère Antoine Portal, né le 28 janvier 1727 et alors curé de Gattigues.
Le prêtre qui avait fait l’intérim depuis la mort de Cailet,
Louis Belledent, installa M. Portal, son oncle, le 9 janvier 1778 et prit ensuite possession de la cure de Gattigues, que celui-ci avait résignée.
Portal refusa le serment constitutionnel de 1791, et dût bientôt s’éloigner de sa paroisse et se réfugier aux environs de Berrias (Ardèche), son pays natal. Nous le trouvons, après le Concordat, vicaire de Saint-Ambroix. Un rapport de 1802 fait par le sous-préfet d’Alais, dit de lui
« qu’il a servi les paroisses où il a été à la satisfaction de tous, ayant toujours édifié ceux qui l’ont observé de près ». Il mourut le 5 mars 1809, à l’âge de 82 ans.
Après la Révolution, le service fut fait d’abord par
Louis Burzet, qui résidant à Auzon, se fit remplacer par Pierre Fournet, ancien prieur d’Arlendes et par Pierre Portal.
En 1817,
la cure était régie par Jean-François-Urbain Pagès de la Vernède, né le 27 mai 1742 et auparavant curé de Potellières.
1er avril 1818,
Joseph Pons, né le 3 mai 1785 ; dans son administration une ordonnance épiscopale porta l’interdit sur le cimetière de Boisson, sur le rapport de M de Beauclard, curé de Saint-Ambroix qui avait constaté qu’il était sans clôture et ne présentait pas un sol assez profond. Le cimetière fut alors transféré dans un nouvel emplacement donné par un paroissien.
M. Pons fut nommé curé de Potellières en 1845 et revint mourir à Boisson en 1855.
1er juillet 1845,
 Jean-Pierre-Etienne-Théodore Bonnet, né le 11 juin 1808, précédemment curé de Saint-Victor-de-Malcap ; il fut transféré à Orthoux.
12 juin 1853,  
Louis-Adolphe Méjean, né le 8 octobre 1813, auparavant curé de Saint-Denis ; il mourut le 31 mars 1855, âgé de 42 ans.
1er octobre 1855, 
Pierre-François Féline, né le 1er avril 1810, auparavant curé de Générac ; il fut transféré à Castillon-du-Gard.
23 mai 1860, 
Antoine-Clovis Puech, né le 1er février 1828, auparavant curé de Carsan. Il reçut, le 25 février 1862, la visite pastorale de Mgr Plantier, qui s’arrêta trois jours dans la paroisse et y composa sa lettre au ministre des Cultes sur l’obligation imposée aux évêques de faire timbrer certains de leurs mandements.
Le prélat constata que l’église paroissiale était à reconstruire ; ce ne fut cependant que le 11 octobre 1863 que le Conseil municipal vota 8.000 francs pour la restauration de l’édifice.
Deux ans après, le 12 octobre 1865, rien n’était encore fait et Mgr Plantier ayant alors fait une seconde visite à la paroisse, le maire lui présenta une délibération du conseil municipal décidant l’agrandissement de l’église.
M. Puech, qui avait mené à bien cette difficile affaire, n’en vit pas l’achèvement. L’église, en effet, transformée, agrandie et régularisée ne fut bénite qu’en 1867 ; depuis un an déjà, M. Puech était curé de Saint-Martin-de-Valgalgues.
1er avril 1866,
M. Antoine-Isidore-Auguste Roman, né le 13 février 1830, auparavant curé de Fontarèches ; il fut transféré à Goudargues.
1er janvier 1873,
M. Eugène-Louis Evesque, auparavant aumônier à Saint-Hipplyte, qui a considérablement embelli son église ; en 1892, il a été nommé missionnaire apostolique et, en 1910, chanoine honoraire ».

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2 réponses à Allègre, Les Fumades

  1. Yves Gourgaud dit :

    Bonjour,

    Savez-vous où l’on peut consulter la collection de ce journal dont parle votre intéressant article: LA CIGALE DES CEVENNES ? Je ne crois pas qu’elle existe aux archives municipales d’Alès.

  2. admin dit :

    Toutes mes excuses pour la réponse tardive… je n’ai pu, pour le moment, retrouver l’existence et le lieu de dépôt de ce journal … Désolée !! mais en cas de renseignements fructueux, je ne manquerai pas de vous en informer.. Bien cordialement ..

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