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Les Mages

Rédaction : Geneviève Padovani

LES   MAGES

Eugène Germer-Durand : « Dictionnaire topographique du département du Gard » – 1868

« Les Mages, circonscription de Saint-Ambroix. – Locus vocatus als malhs, 1337 (cartulaire de la seigneurie d’Alais, f° 19)  -  Les Mages, 1715 (J.B. Nolin, Carte du diocèse d’Uzès)  -  Le Mage, 1789 (carte des Etats)  -  Les Mazes, 1812 (notariat de Nîmes)
Les Mages n’étaient qu’un hameau de la communauté de Saint-Jean-de-Valeriscle. Une ordonnance royale du 25 septembre 1834 en a formé une communauté distincte. »

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Abbé Etienne Goiffon : « Les paroisses de l’archiprêté d’Alais » édité en 1916

« Les Mages, locus vocatus al Malhes, en 1337 , n’a été longtemps qu’un hameau de la paroisse de Saint-Jean-de-Valériscle qui n’a eu d’existence communale distincte qu’en vertu d’un acte du 25 septembre 1834.
C’est une paroisse du doyenné de Saint-Ambroix depuis le 14 mai 1864, époque de la création d’une succursale.
Les écoles étaient tenues par les Frères Maristes et les Sœurs de Saint-Joseph de Vesseaux ; celle des Frères a disparu depuis les laïcisations.
La population  se compose d’environ 609 catholiques et 400 protestants.

Le hameau de Moinas avait anciennement un monastère, comme l’indiquent son nom et quelques restes qu’on y remarque encore.
Un autre hameau, fort rapproché, l’
Abbadié, a aussi une origine monastique.
Les Mages donnèrent naissance aux deux Daudé, père et fils, insignes camisards, dont l’un fut roué et l’autre pendu, à la fin du mois d’avril 1705. Vers la fin de la guerre suscitée par les fanatiques huguenots, en mars 1704, les bandes de Joany dressèrent près des Mages une embuscade pour surprendre ceux qui se rendaient au marché de Saint-Ambroix. Un peloton bien armé des Cadets de la Croix vint à passer sur la route ; les Camisards n’osèrent pas l’attaquer, mais après le passage des Cadets, ils s’emparèrent de trois catholiques désarmés, l’un d’eux fut massacré et les deux autres furent, à la prière des habitants, renvoyés sans mauvais traitement.   


Dès que les Mages furent commune distincte, les habitants travaillèrent pour s’assurer un service religieux et construisirent en 1844 une église de style mélangé où les prêtres de Saint-Jean venaient officier le dimanche ; l’autorité diocésaine s’associant aux démarches des habitants pour l’érection en succursale nomma un vicaire résidant dans le village.
Le premier vicaire ainsi nommé fut Louis-Daniel Cabit qui fut installé le 1er avril 1855.
Deux ans après, M. Cabit fut transféré à Courry et remplacé, le 23 juillet 1857, par M. Alexis Dijol ; celui-ci aida puissamment les démarches des habitants et donna une grande vie à la piété des paroissiens ;
le hameau de Larnac lui doit la plantation d’une croix, cérémonie qui fut présidée par M. le chanoine Privat, délégué de l’Evêque de Nîmes.  -
M. Dijol fut appelé à la cure d’Aramon et laissa la paroisse des Mages,
le 1er février 1866, à M. Pierre-Célestin Fargier, alors curé de Saint-Cosme. Celui-ci se démit et fut remplacé, le 1er mai 1871, par M. André-Joseph-Marie Guiot, auparavant professeur au Petit Séminaire de Beaucaire.
M. Guiot, appelé à la cure de Laudun, eut pour successeur,
le 9 juin 1873, M. Joseph-Louis Laurent, venu de la cure d’Uchaud ; il fut transféré à Saint-Privat-des-Vieux où il mourut.
1er mars 1882, M. Isidore-Casimir-Ferdinand Brassier, ancien curé d’Aubais.
Il se retira le 1er juillet 1899 et fut remplacé le même jour par M. Jean-Fernand Plantier, transféré de Mons.   En 1906, il passe à Jonquière et est remplacé par M. Paul-Justin Boulze, précédemment curé à Mus.
Le 23 novembre 1913, celui-ci est nommé curé de la nouvelle paroisse du Martinet, et M. Joseph-David Montet, auparavant succursaliste à Saint-Denis, est nommé au même titre aux Mages. »

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2 réponses à Les Mages

  1. Gras Jean Pierre dit :

    Bonjour,
    Je viens de visiter votre site, très intéressant, tant par le contenu que par la forme claire, et très explicative du sujet. J’ai été d’autant plus intéressé, par le fait que je crois reconnaître parmi les prêtres que vous citez le nom d’un oncle maternel, Jean Fernand Plantier. En effet, mon grand père, Joannin Plantier avait un frère né à Nîmes le 20 septembre 1863, décédé également à Nîmes le 10 mais 1931, qui a été prêtre à Dions durant quelques années, puis il me semble avoir entendu dire qu’il l’a été à Jonquière Saint Vincent. J’ai cherché longtemps des renseignements sur cet oncle sans rien trouver. Pourriez vous me confirmer s’il s’agit de la même personne.
    En vous remerciant très sincèrement recevez mes très cordiales salutations.
    Gras Jean Pierre
    303 rue des tilleuls à Voreppe 38340

  2. admin dit :

    Merci beaucoup pour votre message !! Toujours encourageant !!

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