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Langogne – juillet 2012

Rédaction  :  Geneviève Padovani

Penser à cliquer sur les photos et documents pour les agrandir….


Samedi 7 juillet 2012    :    Sortie culturelle à Langogne

« A la suite de difficultés techniques avec mon appareil photo, j’ai dû compléter le reportage « photos » par quelques cartes postales anciennes…idée à renouveler à l’occasion, ce mélange « passé-présent » rappelant le titre de notre site et offrant un certain charme … »

Le but de la sortie était de « prendre le Cévenol », à la gare de la Pise à La Grand Combe,  à destination de  Langogne, afin de découvrir son marché du samedi, son église et les ruelles du moyen-âge, chacun à sa guise.

Puis rendez-vous était donné à 11h pour profiter d’une visite guidée du Musée de « La filature des Calquières ».
Et à 12h30, nous avions prévu le repas à l’Hôtel-Restaurant de la Poste.
Quartier libre jusqu’à 15h30 où nous devions nous retrouver à la gare pour le retour sur La Grand Combe.

Langogne se situe en Lozère, à la limite de la Haute-Loire et de l’Ardèche, sur le chemin de la Voie Régordane, mais aussi du Chemin de Stevenson. Elle a conservé le plan circulaire des anciens remparts, ses maisons médiévales entourant l’église et la halle.

Le marché de Langogne se déroule sous la massive halle construite vers 1743, classée monument historique. Son toit de lauzes, soutenu par 14 colonnes de granit galbées, abritait autrefois le bétail, puis plus tard, le marché aux grains et de nos jours le marché hebdomadaire du samedi où l’on trouve des produits locaux et régionaux tant en charcuteries et fromages qu’en légumes et fruits.

               

 

Construite par les moines de St Chaffe, en style roman bourguignon, l’église Saint-Gervais-et-Saint-Protais fut fondée au Xème siècle. Au cours de l’histoire, elle subit, à plusieurs reprises, de grands dommages et les restaurations n’ont pas conservé, loin s’en faut,  la construction d’origine, notamment concernant clocher, échauguettes disparues, portail….

 

 

A voir, ses chapiteaux à décors végétaux et historiés, et la chapelle de la « Vierge de tout pouvoir », qui, malgré nombre de légendes, serait vraisemblablement une copie de la Vierge Noire du Puy-en-Velais.

A consulter le site suivant : langogne

 

La filature des Calquières :      L’industrie de la laine a longtemps été une des richesses pour Langogne.
Au XVIIe siècle, la rue des Calquières s’appelait alors « rue des Moulins » où étaient installés bon nombre de tanneurs.
Au milieu du XIXe, le moulin des Calquières avait deux activités : le jour il servait de filature, et la nuit de moulin à grain.

En 1828, Pierre-Emmanuel Hipplyte Boyer achète le moulin des Calquières pour améliorer et continuer l’usage de la filature, se servant de la force hydraulique apportée par l’eau du Langouyrou. En 1842, il surélève le moulin d’un étage pour y installer  la filature de laine.

La famille Boyer continue cette activité prospère, employant une dizaine de personnes jusqu’à la guerre de 14-18 où le déclin commence : vers 1920, le tissage est arrêté, mais le filage continue jusqu’en 1990 et en 1992, la filature est vendue à la commune de Langogne qui l’ouvre à la visite du public en tant que musée en 1994, après avoir fait classer machines et bâtiment à l’inventaire des Monuments historiques.

Actuellement, ce musée qui a conservé en l’état tout l’ensemble de la filature, est une merveille des différentes époques du moulin. Un soubassement a été transformé en salle d’accueil et boutique.

Puis au rez-de-chaussée, se trouvent la roue à aubes de 3,85m de diamètre, en bois de mélèze mue par l’eau du Langouyrou qui, par sa chute de 2m, apporte un débit d’une puissance de 4ch., et les premières machines servant au battage et lavage de la laine.

Au 1er étage sont situées les machines à carder, bobiner et filer.

                    

  Au 2e étage se trouve le joyau de la filature : la « Mull Jenny »  machine anglaise à dévidage et torsion automatique,  de 9 mètres de large et montée de 120 broches, effectuant le travail de plus de dix fileuses, mais ne pouvant se manier qu’avec une grande force physique et un long entraînement. Cette machine a été conçue vers 1850-1860 par Samuel Crompton et James Hargreaves et très vite, Mr Boyer eut la hardiesse et l’initiative de l’acquérir.

A cet étage se trouve aussi «  l’assembleuse bobineuse » qui permet de regrouper les fils pour les retordre ensemble.

Enfin au 3e étage se situent l’espace pédagogique consacré aux enfants pour l’apprentissage du travail de la laine, et à côté, une salle de projection.

Petite parenthèse humoristique…….

 

 

 

 

12h30 ….Un repas bien mérité….

 

 

Apéritif avec mises en bouche (maison)
Salade composée (riche et copieuse !)
Aligot (réputé et réussi !)
Fromages et desserts maison (un délice !)

   

Dernière petite virée dans les magasins…..

       

…. avant de reprendre le chemin de la gare de Langogne… retour vers La Grand Combe….

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