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La vallée de l’Auzonnet

Cadre géographique

Saint-Florent se situe dans la vallée de l’Auzonnet, petite rivière cévenole de 26 km de long, affluent de la Cèze. Des montagnes de faible altitude (appelées ici serres)  l’entourent : le Majard (544 m) au sud-ouest et le Fautel (521 m) au nord-est. L’altitude moyenne du village atteint 250 m. L’autre versant du Majard, où se trouve le quartier de Mercoirol, appartient au bassin de l’Avène, affluent du Gardon d’Alès. A l’extrême nord de la commune, les eaux vont directement à la Cèze. La majeure partie de la commune occupe des terrains calcaires de l’ère secondaire ; toutefois, à l’extrémité sud-est, l’Auzonnet traverse des terrains carbonifères de l’ère primaire avec grès, schistes et charbon. Bien sûr, autour de la rivière, se sont déposées des alluvions anciennes et récentes : limons, sables, graviers et galets.

Une végétation de type garigue recouvre les terrains calcaires : chênes verts, chênes blancs, buis, pistachiers, térébinthes, érables de Montpellier, genévriers, arbousiers ainsi que des espèces plus modestes, souvent très odoriférantes (thym, fragon-petit houx, aphyllantes de Montpellier, asperges sauvage, orchidées, sarriette, lavandes, cistes et les magnifiques pivoines sauvages).Sur les terrains siliceux, le châtaignier si précieux a bien sûr été planté aussi souvent que possible, supplantant chênes et autres arbres de la forêt primitive. Le développement de l’industrie minière introduit, hélas, le pin maritime utilise au boisage. Depuis l’arrêt de l’activité minière, cette espèce qui brûle si facilement a tendance à tout envahir !

Dans les sous-bois prospèrent bruyères, genets, fougères… Les forêts ont longtemps procuré à l’homme fruits et plantes : glands pour alimenter le bétail, buis pour leur litière ou pour engraisser les champs, racines du genévrier oxycèdre (cade) dont on tirait une huile pour soigner le bétail, arbouses, alises, asperges, prunelles et salades sauvages, plantes odoriférantes, plantes médicinales et aussi plusieurs variétés de champignons très appréciées des Cévenols. Beaucoup de ces fruits et plantes sont aujourd’hui oubliés, d’autres connaissent un regain d’intérêt. Dans ces bois vivent  maints animaux de petite taille : lapins, lèvres, blaireaux, renards, diverses espèces d’oiseaux et d’insectes. De plus en plus de familles de sangliers s’y installent, à la joie des chasseurs… mais pas à celle des propriétaires de jardins !  Les habitants de la vallée ont toujours apprécié la chasse, qui complète l’alimentation. Il en va de même de la pêche, bien que l’Auzonnet soit aujourd’hui bien moins poissonneux qu’autrefois.

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