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Flore sauvage

Rédacteur :  Pierre Mazodier

Flore sauvage

Une végétation de type garrigue recouvre les terrains calcaires. Elle comprend une flore diversifiée : chênes verts, chênes blancs, buis, pistachiers, térébinthes, érables de Montpellier, genévriers, arbousiers ainsi que des espèces plus modestes, souvent très odoriférantes (thym, fragon-petit houx, aphyllantes de Montpellier, asperges sauvages, orchidées, sarriette, lavandes, cistes et les magnifiques pivoines sauvages).

Sur les terrains siliceux, le châtaignier si précieux a bien sûr été greffé aussi souvent que possible, supplantant chênes et autres arbres de la forêt primitive. Le développement de l’industrie minière introduit, hélas, le pin maritime utilise au boisage. Depuis l’arrêt de l’activité minière, cette espèce qui brûle si facilement a tendance à tout envahir !

Dans les sous-bois prospèrent bruyères, genets, fougères… Les forêts ont longtemps procuré à l’homme fruits et plantes : glands, buis, racines du genévrier oxycèdre (cade), arbouses, alises, asperges, prunelles et salades sauvages, plantes odoriférantes, plantes médicinales et aussi plusieurs variétés de champignons très appréciées des Cévenols. Beaucoup de ces fruits et plantes sont aujourd’hui oubliés, d’autres connaissent un regain d’intérêt.

Plantes

Flore 1

[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plaa.jpg]6880
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plaa-amaryllidacees-1.jpg]580
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plab-narcisspoet-05-6-2.jpg]790Narcisse des poètes - Aledra -
Pimparela, Petite marguerite, Fleur de Pâques… <br />Berris perennis (Astéracées) – Fl. Toute l’année <br />Pousse dans les prairies rases, les pelouses et les pâturages, les lieux humides ne lui convenant pas. Sa floraison est bien visible aux environs de Pâques (d’où son nom) quand les autres plantes ne sont pas encore bien développées. Ses épaisses petites feuilles ovales sont utilisées en mélange dans les salades, ou autrefois dans la composition du boudin. Elle n’a jamais été employée en médecine. Tout au plus, on utilisait quelquefois ses feuilles fraîches écrasées sur un bleu ou une piqûre, et en infusion légère des capitules dans les cas de toux ou d’hypertension. Elle était bien plus recherchée pour décorer les couronnes et ceintures de feuillages ou pour composer de petits bouquets agrémentés de violettes. On croyait autrefois qu’en donnant aux chiots du lait dans lequel on avait fait bouillir des pâquerettes, ils ne grandiraient pas !<br />Photo : St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br /><br /><br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plac-ptitjonquil-05.jpg]660Petite jonquille - Cocuda -
Narcisse à feuilles de jonc <br />Narcissus juncifolius (Amaryllidacées) – Fl. mars à mai<br />C’est une espèce frêle aux fleurs entièrement jaune intense, solitaires ou doubles, l’une des plus typiques de la garrigue et des prairies sèches. Elle est particulièrement odorante.<br />Photo : St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plba-asteracees-1.jpg]370
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plbb-carlinefeuilacanthe-66.jpg]420Carline à feuilles d’acanthe - Cardolha -
Cardabelle, cardabèla, Chardousse, Cardocha, Cardonilha, Chardon baromètre … <br />Carlina acanthifolia (Astéracées) – Fl. juin à septembre<br />Gigantesque chardon à capitule soyeuse d’environ 15cm de diamètre, plaqué au sol dans une large rosette épineuse : c’est un chardon « acaule », c.a.d. sans queue. Il pousse sur les terres calcaires sèches et ensoleillées. <br />Les bractées jaune pâle rayonnent autour de la tête florale et ont la particularité de se redresser par temps humide comme pour protéger le capitule. Plante porte-bonheur pour le foyer et protectrice des ténèbres, elle était clouée sur les portes des habitations et des bergeries et servait aussi de baromètre.<br />Les bases de ces énormes capitules peuvent être consommées comme de fondants artichauts ou cuite avec du sucre comme confiture.<br />Pour toutes ces qualités, elle fait l’objet d’une cueillette exagérée qui fait craindre sa disparition.<br />Photo : Causse de Sauveterre, Lozère<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plbc-paqueret-01.jpg]300Pâquerette - Margarideta -
Pimparela, Petite marguerite, Fleur de Pâques… <br />Berris perennis (Astéracées) – Fl. Toute l’année <br />Pousse dans les prairies rases, les pelouses et les pâturages, les lieux humides ne lui convenant pas. Sa floraison est bien visible aux environs de Pâques (d’où son nom) quand les autres plantes ne sont pas encore bien développées.<br />Ses épaisses petites feuilles ovales sont utilisées en mélange dans les salades, ou autrefois dans la composition du boudin.<br />Elle n’a jamais été employée en médecine. Tout au plus, on utilisait quelquefois ses feuilles fraîches écrasées sur un bleu ou une piqûre, et en infusion légère des capitules dans les cas de toux ou d’hypertension.<br />Elle était bien plus recherchée pour décorer les couronnes et ceintures de feuillages ou pour composer de petits bouquets agrémentés de violettes.<br />On croyait autrefois qu’en donnant aux chiots du lait dans lequel on avait fait bouillir des pâquerettes, ils ne grandiraient pas !<br />Photo : St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plbd-pissenlisiamois-24.jpg]280Pissenlit - Pissalièch -
Pissoulié, Pissa-chin, Pissa-gros, Morre porcin, Morre de porc, Morrez d’ase, Lachasson, Reponchon, Peta-Laganha, Mal-d’uèhls, Dent de lion, … <br />Taraxacum officinale (Astéracées) – Septembre à avril <br />Abonde partout au bord des chemins et compte une multitude de variétés, toutes comes-tibles mais de saveurs inégales. La détermination des différentes espèces est rendue difficile par l’extrême variabilité de forme des feuilles selon la maturité, même d’un individu à l’autre. Comme l’évoque son nom, la « dent de lion » se reconnaît à la découpe de ses feuilles en rangées de crocs. Consommée dès l’Ancienne Egypte, elle fut cultivée en France vers le 18eS comme légume, pour sa richesse en minéraux et vitamines (C, B, provitamine A, etc…) et pour sa grande vertu diurétique « pisse-au-lit ». Les jeunes feuilles tendres stimulent le métabolisme, baisse la pression artérielle et active le fonctionnement de la vésicule biliaire ainsi que le système urinaire. Les feuilles les plus claires dégagent le moins d’amertume ! Les pompons floraux servent dans la préparation d’un sirop réputé pour libérer les voies respiratoires. D’ailleurs la tige n’en est-le pas le symbole, droite et creuse comme une trachée bien aérée ?? Chaque pompon donne ensuite naissance à des fruits secs volants appelés « akènes » à aigrette, si chers à Monsieur Larousse !! Les pissenlits fleuris, aux feuilles durcies, étaient donnés, avec d’autres herbes, aux cochons, lapins et volailles. Le plat d’herbes cuites appelé « bourbouillado » ou « bourbouillade » était composé de différentes herbes sauvages – dont le pissenlit – en mélange avec les légumes du jardin.<br />Photo : Brajon, Lozère<br /><br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plbe-salsifiaustral-01.jpg]310Salsifis austral - Bochinbarba, Barbaboc -
Bochina, Salsifis à feuilles de poireau, Barbe de bouc, … <br />Tragopogon porrifolius australis (Astéracées) – Septembre à avril <br />Grand salsifis (60cm haut) dont les feuilles sont larges comme celles d’un poireau (barbabouc) et les akènes plumeux les plus grands de la garrigue.<br />Les jeunes feuilles tendres se mangent en salade, et les racines charnues et sucrées sont consommées crues et râpées. Elles ont d’ailleurs un goût plus fin que celles des salsifis cultivés. Même le bouton floral peut se croquer comme une friandise sucrée ! L’ensemble de la plante peut se manger cuit, préparé de différentes manières.<br />Photo : Forêt du Rouvergue, St-Jean-de-Valériscle, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plbg-urospmdalechp-08-4-11.jpg]220Urosperme de Daléchamp - Cicorèia -
Catatrifa, Quinine, Chicorée amère … <br />Urospermum Dalechampii (Astéracées) – Septembre à avril <br />En grec, « oura » désigne une queue et « sperma » une graine. Ce beau pompon jaune donne naissance à des akènes prolongés d’une longue spatule creuse auxquels il doit son nom scientifique. Les feuilles coriaces et veloutées délivrent, crues, un goût prisé d’amande amère.<br />Pousse sur les landes, les talus.<br />Photo : St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plcb-cynogloss-06-4-05.jpg]230Cynoglosse - Lenga Cana -
Langue de chien à feuilles de giroflée, Cynoglosse-langue de chien.<br />Cynoglossum cheirifolium (Borraginacées) – Fl. mai à juin <br />La plante, recouverte d’un velours soyeux épais et blanc, pousse dans les prairies sèches. Les feuilles lancéolées ainsi velues rappelleraient des langues de chien. Les petites fleurs aux cinq pétales soudé sont d’abord rouge clair puis virent au violet pour laisser place ensuite à quatre petites noix épineuses.<br />Photo : St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plcc-gremilpourpbleu-54.jpg]210Grémil pourpre-bleu - Erba de las pèrlas -
Tè dau grapaud , Thé de crapaud, Thé des champs, Grémil rouge-bleu,<br />Lithospermum purpureocaeruleum (Borraginacées) – Fl. avril à juin <br />Herbacée vivace finement velue, son nom évoque l’hésitation des fleurs dans le choix de leur couleur. En effet, sur le même pied, se présente des corolles en trompette pourpres (purpureo) ou bleues (caeruleum), qui est dû, surtout dans cette espèce, à un changement de teinte au fil de la maturité floraison : le colorant bleu des fleurs est un anthocyane dont la forme acide est rouge la forme basique bleue.<br />Le grémil pousse souvent à mi-ombre, à l’abri des broussailles mais aussi dans les haies et en lisière de chênaie, sur des sols calcaires.<br />Les tiges séchées étaient consommée en infusion, comme un ersatz de thé.<br />Photo : environs de St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plcd-narcisspoet-05-6-2.jpg]180Myosotis des champs - Miosotís, Te vese et t’aime -
Forget-me-not, Ne m’oublie pas, … <br />Myosotis arvensis (Borraginacées) – Fl. avril à juillet<br />Ces ravissantes fleurettes portent le même nom populaire dans la plupart des langues européennes. Selon une légende allemande, un chevalier se promenant avec sa belle le long d’une rivière, se pencha pour lui cueillir un bouquet de ces jolies fleurs. Il trébucha, tomba à l’eau, puis voyant que le poids de son armure l’entraînait vers le fond, il lui lança in extremis le bouquet sur la berge en s’écriant : « Ne m’oublie pas ! ».<br />Le Myosotis des champs pousse sur les sols secs, de préférence sableux, sur les terres agricoles, les friches ou encore le long des murs. Les fleurs d’environ 4mm de diamètre sont blanc crème au départ, puis jaunes, puis roses, avant de prendre enfin un ton bleu pâle habituel.<br />Photo : Tour de Viala, Lozère<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plce-myosotimarais-01.jpg]150Myosotis des marais - Miosotis -
Myosotis scorpioides (Borraginacées) – Fl. mai à septembre<br />Ce myosotis, en colonies de 50cm de hauteur, naissant dans les endroits humides, affectionne les berges des étangs et des cours d’eau, les zones marécageuses, les fossés et les prairies, sur sol neutre. Ses fleurs sont réunies en cyme, enroulé quand il est en boutons, rappelle ainsi la queue d’un scorpion, d’où son nom latin « scorpioides ». Roses en bouton, les fleurs sont généralement bleues par la suite, parfois roses ou blanches.<br />Cette espèce, aux poils aplatis sur ses tiges charnues et sur ses feuilles, semble moins poilue que la plupart des myosotis. <br />Photo : St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_pldb-alyssondrochers-08-5-61.jpg]130Alysson des rochers - Erba dels fals -
Corbeille d’or<br />Alyssum saxatile (Brassicacées) – Fl. mars à juin<br />Pousse sur les pans rocheux avec des fleurs jaunes réunies en corymbes. La plante est entièrement recouverte d’un doux duvet soyeux et blanchâtre. Elle est souvent cultivée comme plante ornementale.<br />Photo : environs St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plde-hutchinsie-drochers-08-4-13-02.jpg]90Hutchinsie des rochers
Cresson des rochers, Cresson des chamois, Passerage des Alpes<br />Hornungia petraea (Brassicacées) – Fl. avril-juin<br />Pousse dans des sols secs calcaires jusqu’à 1500 m d’altitude : pelouses sèches, fentes de rochers.<br />Inflorescence à tête lâche et fruits ovales en grappe. Cette plante serait assez rare !<br />Photo : St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_pleb-chevrefeuilentrel-03-5.jpg]110Chèvrefeuille entrelacé - Pantacosta, Manetas -
Chèvrefeuille implexé, ou de Mahon, ou des Baléares.<br />Lonicera implexa (Caprifoliacées) – mai à juin<br />Ce chèvrefeuille buissonnant, le plus fréquent dans les garrigues, est celui qui résiste le mieux à la chaleur. Il forme souvent des massifs compacts. Ses feuilles, bleutées sur le revers, poussent par paires soudées le long de la tige et les fleurs sortent par deux à six directement de la dernière coupelle foliaire.<br />Toxique comme son cousin le Chèvrefeuille étrusque – que l’on rencontre dans les sous-bois ou les broussailles méridionales – ses fruits rouges sont ici disposés comme des œufs dans un nid.<br />L’un comme l’autre de ces chèvrefeuilles étaient cueillis par les enfants pour faire des ceintures ou des couronnes.<br />Photo : Forêt du Rouvergue, St-Jean-de-Valériscle, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plfb-saponairmtpl-01.jpg]140Saponaire de Montpellier - Saboneta -
Sapounèto, Saponaire faux-Basilic<br />Saponaria ocymoides (Caryophyllacées) – Fl. avril à juin<br />Pousse sur les versants calcaires, pierreux et ensoleillés des avant-monts méditerranéens, mais on peut encore la rencontrer vers le Puy-de-Dôme et même jusqu’au Jura ! Les fleurs s’agglutinent pour former de magnifiques coussins colorés de rose.<br />Photo : Serre de Majard, St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plfc-silenenfle-09-6-02.jpg]170Silène enflé - Caulichon, Teta-lèbre -
Caurilhon, Cracinel, Petilhos, Petaire, Pétarel, Petafoira, Trapa-mosca, Silène gonglé…<br />Silene vulgaris (Caryophyllacées) – Récolte : septembre à avril<br />Pousse sur les talus des routes et des chemins, sur terrain sec non cristallin. Son calice est parfois percé sur le côté, trace de la morsure d’un insecte pour atteindre le nectar. D’autre part, cette plante est souvent couverte de mousse laissée par les larves de cercope. La nuit, ses fleurs exhalent un parfum proche de celui du clou de girofle, qui attire les papillons de nuit pollinisateurs.<br />Les jeunes feuilles, tendres et sucrées, ont un goût d’asperge et de petits pois. Elles doivent être cueillies avant la floraison pour la consommation en salade ou en omelette. <br />Les enfants faisaient péter les calices des fleurs sur leur main et la plante fleurie était donnée aux lapins.<br />Photo : Forêt du Rouvergue, St-Jean-de-Valériscle, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plgb-liserobiscail-11-2.jpg]140Liseron de Biscaye - Correjòla -
Convolvulus cantabrica (Convolvulacées) – Fl. mai à juillet<br />Ce liseron velu pousse au ras des sols pierreux et ensoleillés. Il se différencie des autres espèces par ses feuilles étroites, le port dressé de ses fleurs à l’extrémité de ses longs pédoncules et le fait qu’il ne s’accroche pas aux plantes avoisinantes.<br />Photo : St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plhb-nombrivenus-06-4-01.jpg]170Nombril de Vénus - Capeleta, Cocomèla, Cocarèla -
Coucourèlo, Escudello, Coparèla, Ombilic, Gobelets,…<br />Umbilicus rupestris (Crassulacées) – Fl. avril à août<br />Plante grasse facile à reconnaître avec ses feuilles rondes et charnue dont la dépression centrale rappelle un nombril, et pour le surnom d’ »escudello » à des fonds de tasses cassées servant à la dînette.<br />Les feuilles peuvent mesurer jusqu’à 6cm de diamètre et peuvent virer au rouge lorsque la plante est exposée au soleil.<br />La hampe fait épanouir sur toute sa longueur des dizaines de petites clochettes pendantes crème.<br />Croquantes et acidulées, on les consommait autrefois en salade et en application, soigneusement épluchées, sur les plaies pour activer la cicatrisation, et après un enduit de saindoux ou de vaseline, sur les abcès, furoncles ou panaris. En garrigue, un guérisseur conseillait l’application de ses feuilles grossièrement hachées de part et d’autre du larynx, au niveau des parathyroïdes, pour augmenter le taux de calcium.<br />La fine cuticule servait d’organe vibratoire pour les mirlitons fabriqués avec un tronçon de bois de sureau noir de deux ans, vidés de leur moelle. Certains mettaient une membrane à chaque extrémité et faisaient deux trous au lieu d’un. A la place de la cuticule de Nombril de Vénus, ils prenaient aussi bien une fine peau d’une écaille d’oignon.<br />Photo : Les Roches, Laval-Pradel, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plib-cardersauvag-03.jpg]210Cardère sauvage - Penchenilha -
Cabaret des oiseaux, chardon à foulon<br />Dipsacus fullonum (Dipsacées) – Fl. juillet à septembre<br />La cardère sauvage a l’originalité d’une floraison qui commence en cercle concentrique à mi-hauteur de la tête florale puis s’interrompt et se poursuit simultanément vers le bas et le haut.<br />Cette cardère, d’environ 1m50 de haut, appartient à la famille des Dipsacées dont le nom provient du grec « dipsaô » qui se traduit par « j’ai soif » et fait allusion à ses feuilles opposées et soudées contre la tige en forme de cuvette qui retient l’eau de pluie. Ainsi l’appelle-t-on aussi Cabaret des oiseaux et bon nombre d’insectes viennent s’y désaltérer et même s’y noyer ! L’eau retenue était aussi sensée avoir des vertus magiques, comme éliminer les taches de rousseur indésirables !<br />La tête florale ovale et épineuse servait autrefois à carder (peigner) les laines délicates, d’où le nom de « cardère ». On utilisait aussi les racines comme dépuratif grâce à la scabioside qu’elles contiennent. Et les enfants coupaient sa tige, comme celle du roseau, pour fabriquer leurs mirlitons !<br />Photo : Causse de Sauveterre, Lozère<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_pljb-epurg01.jpg]170Épurge - Catapuça -
Euphorbia lathyris (Euphorbiacées) – mai à août - Toxique<br />L’origine du nom vient de son utilisation dans les fameuses « cures de printemps » d’autrefois qui permettaient, disait-on, de se purifier le sang. C’est une plante toxique, purgative et vésicante, comme la grande euphorbe et l’euphorbe arborescente : à forte dose, c’est un vrai passeport pour l’au-delà !<br />Certaines personnes utilisait le « lait », sorte de latex, qui se libère à la moindre blessure de la plante, en application sur le verrues.<br />L’huile tirée de sa graine – similaire au fruit du Câprier (Caparis spinosa) qui, lui, est comestible – était recherchée dans l’Antiquité pour alimenter les lampes d’éclairage.<br />Photo : Rochessadoule, Robiac-Rochessadoule, Gard<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_pljc-euphorbarboresc-01.jpg]160Euphorbe arborescente - Ginoscla, Lachuscla -
Euphorbia dendroides (Euphorbiacées) – mars à mai - Toxique<br />Elle est parmi les espèces d’euphorbes la plus majestueuse et peut former un imposant buisson. Ses branches très ramifiées sont rougeâtres et nues sur l’ensemble de la longueur. Son feuillage est ensuite dense et elle offre de modestes fleurs aux bractées jaune vif. Les glandes nectarifères jaunes virent au rouge en séchant.<br />Aussi toxique que ses parentes, elle était utilisée pour paralyser les poissons dans les rivières ainsi faciles à pêcher !<br />Photo : chemin du Puech Vert, St-Jean-de-Valériscle, Gard<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_pljd-euphorbrevmat-02.jpg]180Euphorbe réveil-matin - Ginoscla, Lachuscla -
Herbe-aux-verrues<br />Euphorbia helioscopia (Euphorbiacées) – avril à octobre <br />Aussi familière que l’Euphorbe des jardins, elle est présente sur toutes les terres labourées, les friches, sur sol bien exposé, sec ou sablonneux, et on la reconnaît à ses inflorescences en forme de soucoupe, jaune-vert, arrangées en cadran de montre. Comme les autres euphorbes, son lait est très toxique.<br />Cette sève a été longtemps utilisée pour traiter les verrues, bien que cela soit fortement déconseillé.<br />Elle est uniquement fertilisée par des mouches.<br />Photo : chemin du Puech Vert, St-Jean-de-Valériscle, Gard<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plje-gdeuphorb09.jpg]130Grande Euphorbe - Ginoscla, Lachuscla -
Ansusclo, Euphorbe des garrigues, Characias, Lachoscla, Lanjoscla.<br />Euphorbia characias (Euphorbiacées) – février à juin <br />Pousse dans les terrains secs. Tige unique et épaisse, 1m50 de haut, tête florale sommitale en forme d’ombelle sphérique décomposée en dix à vingt rayons. Ses glandes nectarifères originales en forme de haricots rouges ou noirs attirent bon nombre de punaises et de mouches. <br />Des extraits de culture en vue de l’extraction de son latex blanc ont été entrepris pendant la guerre de 1939-1945.<br />C’est Juba II, roi de Numidie, époux de la fille d’Antoine et Cléopâtre, qui baptisa ainsi la plante en l’honneur de son médecin Euphorbus.<br />Autrefois les enfants pressaient dans l’eau la plante entière, en amont des ruisseaux pour que les poissons remontent à la surface en flottant le ventre en l’air. Il ne restait plus, aux petits braconniers, qu’à les capturer à la main. <br />Photo : chemin du Majard, St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plkb-coronillarbriss-06-4-02.jpg]110Coronille arbrisseau - Amarèla -
Séné bâtard, Coronille émérus<br />Coronilla emerus (Fabacées) – Fl. avril à juin <br />Peut s’élever à 2m au-dessus des garrigues, sur les coteaux et vois à sols calcaires. C’est un véritable arbuste aux rameaux noueux et aux feuilles alternes (insérées une à une à des hauteurs différentes) dont les 5 à 9 folioles (division d’une feuille composée d’un involucre ou d’un périanthe) prennent la forme d’un cœur. Les grandes fleurs jaunes – 2cm – poussent par paire ou par quatre les gousses pendantes font près de 10cm de long.<br />Photo : Forêt du Rouvergue, St-Jean-de-Valériscle, Gard<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plkc-gesschiche-08.jpg]130Gesse chiche - Gairota -
Lathyrus cicera (Fabacées) – Fl. avril à août <br />Pousse sur les pelouses sèches de la garrigue. Beaucoup plus petite et discrète que la Gesse à larges feuilles. Feuilles composées de deux folioles et d’une longue vrille.<br />Photo : Plateau de Rousson, Gard<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plkd-gessdbois-09-6-04.jpg]100Gesse des bois - Misset, Veça d’ase -
Lathyrus sylvestris (Fabacées) – Fl. juin à août <br />Grimpe sur les autres plantes des haies, des bois, des bords de route. Elle préfère les sols calcaires.<br />Les fleurs, en bouquets très lâches, sont jaune crème en boutons, puis tournent au pourpre rougeâtre.<br />Photo : environs St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plke-hippocrepiscomosa-02.jpg]100Hippocrépis à toupet - Galhon, Lentilhòla -
Fer à cheval, Hippocrépis chevelu.<br />Hippocrepis comosa (Fabacées) – Fl. avril à juin <br />Cette vivace est appelée Fer-à-cheval à cause de ses fruits étonnants qui forment des groupes de gousses flexueuses, constituées chacune de 3 à 6 éléments en fer à cheval : « crepis » est en grec une chaussure et « hippos » un cheval.<br />Elle pousse dans des lieux secs autant sur terrain calcaire que siliceux : prairies, pelouses rocailleuses, pentes rocheuses.<br />Photo : Forêt du Rouvergue, St-Jean-de-Valériscle, Gard<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plkf-treflpres-08-5-02.jpg]180Trèfle des prés - Entrefuèlh -
Trèfle rouge.<br />Trifolium pratense (Fabacées) – Fl. mai à octobre <br />Les prairies offrant le joyeux spectacle de ces trèfles envahissants, se fait malheureusement de plus en plus rare ! Ce trèfle signale souvent une ancienne prairie entretenue depuis des décennies par fauchage et pâturage. Pareillement que le trèfle rampant, il entretient le sol en azote par les bactéries contenues dans ses racines. Son nectar est particulièrement apprécié des bourdons qui peuvent le puiser grâce à leur longue langue.<br />Ce trèfle est brouté avidement par les vaches au printemps.<br />Photo : St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plkg-treflrampt02.jpg]150Trèfle rampant - Traïneta -
Trèfle blanc.<br />Trifolium repens (Fabacées) – Fl. juin à septembre <br />Se propage par de nombreux stolons dans les pâtures, les pelouses, les bords de route et autres lieux herbeux. Les fleurs sont arrondies, blanches ou crème, devenant brun rosâtre envieillissant, sentent bon et sont source de nectar.<br />On le sème parfois en guise de fourrage ou pour améliorer et enrichir le sol en azote par les bactéries contenues dans ses racines.<br />Autrefois, les fillettes les utilisaient pour en faire des poupées simples.<br />Photo : St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plla-globulariacees1.jpg]100
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_pllb-globularbrisso-02.jpg]110Globulaire arbrisseau - Sene bastard, Bèc de passeron -
Globulaire alypum, Turbith.<br />Globularia alypum (Globulariacées) – Fl. janvier à avril <br />Parmi les toutes premières touches de couleur dans l’année, la globulaire arbrisseau pousse en touffes de feuilles coriaces et donne de minuscules fleurs en forme de pompons violets. Typiquement méridionale, la plante contient une résine toxique, la globularétine, qui peut provoquer des troubles digestifs et cardiaques. Elle fut cependant utilisée en tisane comme dépuratif.<br />Photo : Le Fautel, St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_pllc-globularbrisso-03.jpg]170
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plmb-glaieuldillyr-02-copie.jpg]120Glaïeul d’Ilyrie - Cotèla, Glaujòu -
Langa<br />Gladiolus illyricusri (Iridacées) – Fl. avril à juillet <br />En colonies peu denses dans les herbes de prairie, mais aussi dans les broussailles claires. Il doit son nom à la ressemblance de ses feuilles avec un glaive, « gladius » en latin. Il était très recherché, ramassé en bouquets, ou bien planté dans les jardins, ainsi que ses proches cousins : le Glaïeul d’Italie (Gladiolus italicus, différent par ses graines non ailées), le Glaïeul des moissons (Gladiolus segetum, lieux cultivés), et le Glaïeul commun (Gladiolus communis, à feuilles larges). <br />Plus frêle que le glaïeul cultivé, il n’en est pas moins élégant.<br />Photo : route de St-Julien-de-Cassagnas, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plnb-brunellcom-09-6-03.jpg]90Brunelle commune - Bruneleta, Tetalach -
Brunelle vulgaris (Labiées) – Fl. mai à août<br />Elle se propage par stolons et ses bractées et sépales imbriqués et teintés de pourpre forment une sorte de pomme de pin, surtout lorsqu’elle a perdu ses fleurs. Elle atteint 30 cm de haut, mais n’en mesure parfois que 5 dans les étendues d’herbe tondues ou broutées.<br />Elle est très prisée pour ses propriétés médicinales. On l’a longtemps utilisée en infusion dans l’eau ou le vin pour soigner les blessures. <br />Photo : St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plnc-buglerampt-02.jpg]120Bugle rampante - èrba de carbon -
Ajuga reptans (Labiées) – Fl. avril à juin<br />Pousse en tapis de fleurs bleues dans les zones humides des bois, le bord des allées et les pelouses ombragées. Son grand épi floral permet de la reconnaître. Cette plante produit peu de graines fertiles, mais se propage grâce à ses longs stolons qui meurent en hiver mais renaissent au printemps suivant.<br />« Ajuga » vient du latin « abigo » qui veut dire « j’éloigne », car la bugle avait la réputation de chasser les maladies.<br />Photo : St-Julien-de-Cassagnas, Gard<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plnd-lamierblc-09-5-06.jpg]150Lamier blanc - Ortiga blanca -
Ortie blanche, Ortie morte.<br />Lamium album (Labiées) – Fl. tout l’été<br />Pousse de 20 à 50cm de haut, au bord des routes, des haies et des lisières de forêt, sur sol riche, en particulier remué. <br />Appelé « ortie morte » car c’est une ortie qui ne pique pas : ses feuilles ressemblent à celles des autres orties, mais n’ont pas de poils urticants.<br />Son nom dérive de la mythologie grecque et de la forme en gueule de la fleur : « Lamia fut transformée en monstre dévorant les enfants suite à des amours illicites entre dieux ». <br />La tige présente les quatre angles typiques des lamiacées. Les fleurs blanches naissent en verticilles serrés et attirent les bourdons assez lourds pour se frayer un chemin entre leurs deux lèvres et atteindre ainsi le nectar.<br />On les cueillait en début de pousse, quand ils sont tendres, pour les faire cuire en omelettes avec de l’oseille et d’autres herbes, ou tout simplement en soupes avec de jeunes pissenlits, de l’oseille (« Rosèrbo », « Rouserbe », « Roserbé » : appellations occitanes) et les légumes du jardin.<br />La teinture-mère des sommités fleuries, ou des fleurs seules, rend de réels services dans les problèmes de diarrhée et de leucorrhée.<br />Photo : Brénoux, Lozère<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plne-melittedbois-01.jpg]110Mélitte des bois - Melissòt -
Mélitte à feuilles de mélisse.<br />Melittis melissophyllum (Labiées) – Fl. mai à juillet<br />Cette plante couverte de poils mous se reconnaît facilement à ses grandes fleurs à couleur variable allant du rose au blanc et dont le calice, vert pâle, n’a pas d’épines.<br />Les feuilles et les fleurs ressemblent à celles de la Mélisse officinale (Melissa officinalis) mais contrairement à cette dernière qui exhale un parfum citronné, la Mélitte des bois dégage une forte odeur de goudron !<br />Elle apparaît dans les lieux les plus humides, souvent au pied des tombants rocheux, dans les bois et le long des chemins ombragés.<br />Photo : vers le Serre de Banassac, St-Ambroix, Gard<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plnf-melittdbois-172-02.jpg]150
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plng-romarin102.jpg]110Romarin - Romanin -
Roumarin, Roumari, Encensier, Herbe aux couronnes, Rose-marine…<br />Rosmarinus officinalis (Labiées) – Récolte : toute l’année<br />Adapté à toute nature de sols méditerranéens. Pousse sur terrain pierreux et attire les abeilles car il est très mellifère. Les apiculteurs recherchent les lieux prolifiques de romarin pour installer leurs ruches afin de produire un mil très recherché, de couleur ambrée et au parfum tenace, nommé « Miel de Narbonne ».<br />Chez les Romains, il était une herbe sacrée, symbole d’amour et de fidélité, mais aussi de souvenir et de mort car on le brûlait comme encens : dans les périodes de grande chaleur, son odeur entêtante s’approche de celle de l’encens.<br />Dans la plus haute antiquité, il était employé comme panacée, et de nos jours, se retrouve en pharmacie sous forme d’essence, de gélules, de baumes, et autres, censés combattre la fièvre, les rhumatismes, les rides et l’impuissance !! A consommer tout de même avec modération, car ses effets sur le système nerveux peuvent s’avérer dangereux à forte dose.<br />En cuisine, sur la viande, il apporte son puissant parfum ainsi que d’appréciables effets antibactériens, d’où son utilisation de tout temps.<br />On le retrouve aussi en condiment dans l’aïgo boulido (l’eau bouillie), les ragoûts, la charcuterie… <br />Autrefois, il se cueillait en pleine floraison, comme l’épiaire droite, la sarriette, l’origan, la germandrée petit-chêne.<br />Photo : Rousson, Gard<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plnh-thymoff-10-20.jpg]120Thym commun - Frigola -
Farigoulo, Barigoule, Farigola, Frigoleta, Pote, Badasso…<br />Thymus vulgaris (Labiées) – Fl. juin à juillet<br />Selon la légende, le thym serait une larme de la Belle Hélène, métamorphosée par les dieux, en herbe généreuse au service de tous. Il fut aussi le symbole de la tempérance chez les Egyptiens, de l’impétuosité chez les Croisés, et plus récemment, attaché à la porte des jeunes filles, il était le symbole de l’amour charnel !<br />Un dicton provençal l’atteste en disant : « A la ferigoulo l’amour dou cor regoulo » autrement dit « Au thym l’amour du corps déborde » !!<br />C’est le roi des herbes aromatiques pour l’acharnement de ses racines à vaincre la pierraille de la garrigue, ses effluves capiteux, ses multiples utilisation culinaires et médicinales !<br />Le parfum du thym varie selon où il pousse : il possède au moins six essences majeures – thymol, carvacrol, linalol, thuyanol, terpineol et géraniol – dont l’une va dominer selon que la plante vit dans un lieu chaud ou froid, sec ou humide. Dans la garrigue chaude, on trouve plus de thym à dominante de thymol et carvacrol, tandis qu’en moyenne montagne, on a un thym citronné à dominante de géraniol. De ce fait, les propriétés aussi diffèrent : antiseptique (thymol et carvacrol), antispasmodique (linalol), vagotonique (thuyanol et terpineol) et fongicide (géraniol). Autrefois, les bergers recherchaient le thym citronné pour leurs bains de pied. Des guérisseurs l’associait à la germandrée petit-chêne et à la verveine officinale contre l’hépatite virale.<br />Après nettoyage des cages à lapins, les parois et le sol étaient frottés avec du thym pour désinfecter.<br />Pour l’utilisation médicinale, on peut le cueillir toute l’année, mais certains préconisent avril et mai avant la floraison.<br />En infusion de la plante séchée ou en décoction de la plante fraîche, on l’utilisait dans les problèmes liés au foie et en cas d’embarras gastrique. On faisait aussi une cure dépurative de printemps. Et la macération du thym dans de l’eau de vie servait d’antiseptique pour les plaies, les bobos…<br />En cuisine, on s’en servait de condiment pour l’aïgo boulido (l’eau bouillie), les soupes, les ragouts, la charcuterie… et en boisson théiforme après le repas du soir.<br />Souvent pour se couper la soif, certains paysans mâchouillaient une herbe ou une plante, comme le thym.<br />Photo : St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plob-aphyllanthmtpl-01-05.jpg]180Aphyllanthe de Montpellier - Bragalon -
Magalou, Barjavon, Blavet, Dragon,…<br />Aphyllanthes monspeliensis (Liliacées) – Fl. avril à juillet<br />Plante typique de la garrigue pour son adaptation particulière à la sécheresse. L’aphyllanthe est une plante « sans feuilles » = « aphyllanthe » = « a », privatif – « phyllos », feuille – « anthos », fleur).<br />Les pétales sont très fragiles et l’on a guère le temps d’amener un bouquet cueilli, fleuri jusqu’à la maison !<br />Par contre, les racines fines, rigides et drues servaient autrefois comme brosse de chiendent, et les enfants aimaient à sucer les calices sucrés des fleurs. D’après Boissier de Sauvages (1820), on enveloppait les fromages des Cévennes avec la plante pour les rendre « gras et de bon goût ».<br />On donnait à manger les tiges fleuries aux lapins qui en sont très gourmands. Et les moutons quant à eux, les savourent entièrement !<br />Photo : Forêt du Rouvergue, St-Jean-de-Valériscle, Gard
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plod-asphodrameux-136.jpg]110Asphodèle rameux - Aleda -
Asphodèle porte-cerises, Alèdes, Alega, Taleda, Porraca…<br />Asphodelus ramosus (Liliacées) – Fl. avril à juin<br />Il tient son nom de la forme allongée et pointue de ses feuilles, comparées à d’antiques fers de pique : en grec, « asphodelos ». Il domine d’un bon mètre la végétation rase de la garrigue sur-pâturée ou incendiée.<br />En cas de pénurie, leurs racines tubéreuses riches en amidon étaient cuites à l’eau puis écrasées comme pain, ou encore distillées, donnant un alcool très pur et d’un titre élevé. Les jeunes poussent se mangent comme des asperges, les graines sont employées comme complément oléagineux, et la pulpe des racines servait autrefois de colle pour la reliure et la cordonnerie.<br />Au IVe siècle av.J.C., le botaniste Grec Théophrate notait les multiples avantages de l’asphodèle dont « la tige se mange rôtie, les graines grillées » et dont « la racine se mélange à la chair des figues ».<br />Selon l’Odyssée, ils sont rois des légendaires Champs-Elysées où siègent les juges Minos, Eaque et Rhadamante, pesant l’âme des morts afin de distinguer les bons des méchants.<br />Photo : environs St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_ploe-asphod-blc-09-5-6-5.jpg]110Asphodèle blanc - Alapeda porraca -
Poireau de chien, bâton blanc.<br />Asphodelus albussus (Liliacées) – Fl. avril à juin<br />Ses grandes fleurs blanches se présentent en grappes denses, assombries au sommet par des longues bractées brunes plus longues que les boutons. Les feuilles sont pliées en « V » comme celles des poireaux, l’odeur en moins, et les racines, bien que moins goûteuses que celles de l’asphodèle rameux, se consomment de la même manière. D’une hauteur d’environ 1m50, il se dresse sur les pierriers ensoleillés et les coteaux.<br />Photo : vers Ste-Enimie, Lozère<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plof-muscaritoupet-02.jpg]90Muscari à toupet - Cocús -
Muscari joli, Aïl à toupet, Compagnon bleu, Alhastron, Pénitent bleu, Porril, …<br />Muscari comosum (Liliacées) – Fl. mars à juin <br />Ce muscari inodore et qui peut mesurer jusqu’à 50cm de haut, pousse sur les talus et dans les vignes. Contrairement à ses fleurs disposées en grappe, celles de son toupet sont stériles. Son bulbe est profondément enterré dans le sol.<br />Pline l’Ancien attribuait certaines qualités nutritives, voire gastronomiques, à cet oignon charnu que l’on consomme encore aujourd’hui en Agrique du nord : il est conseillé d’ôter le culot trop amer.<br />Photo : St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plog-muscarneglig-01.jpg]130Muscari négligé - Porriòl cocús -
Muscari en grappe, Capelan.<br />Muscari neglectum (Liliacées) – Fl. février à mai<br />« Muscari » vient du latin « muscus » qui évoque les relents musqués dégagés par certaines espèces du genre. Ce muscari, qui se mélange en grande quantité aux pissenlits dans les vignes et les garrigues herbeuses, exhale un doux parfum de prune.<br />Il se reconnaît immédiatement à sa grappe florale pendante, couleur bleu de Prusse, du clair au preque noir. Les six pétales sont soudés entre eux et forment une bulle ovale ouvrant une petite bouche aux lèvres blanches et donnent à la fructification d’étonnantes capsules charnues à trois valves.<br />Photo : St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_ploi-ornithogal08-4-16.jpg]120Ornithogale en Ombelle - Bèla de jorn, Penitent blanc -
Dame-d’onze-heures, Porril blanc.<br />Ornithogalum umbellatum (Liliacées) – Fl. avril à juin<br />Pousse dans les endroits herbeux, clairières, prairies, broussailles, friches, au bord des routes.<br />Le botaniste Belon, en 1553, l’aurait ainsi baptisée pour sa rareté et qu’il la trouvait aussi précieuse que du « lait d’oiseau » : en grec, « ornithos » veut dire « oiseau » et « galactos » du lait.<br />Quant à son deuxième nom « dame-d’onze-heures », il est dû au fait que les fleurs de l’ornithogale ne s’ouvrent que tardivement dans la matinée et se referment dès le milieu de l’après-midi jusqu’au lendemain.<br />En Cévennes, le bulbe coupé en deux de cette plante était appliqué sur les cors aux pieds et les oeils-de-perdrix.<br />Attention à ne pas confondre ce bulbe avec celui de l’ail sauvage, car il contient, comme d’autres colchiques, des alcaloïdes très toxiques proches de la colchicine. <br />Dans le cas où il n’y a pas eu de fertilisation par les insectes, les étamines se recourbent vers le stigmate du pistil en fin de floraison, assurant ainsi une auto-fertilisation.<br />Photo : St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plok-salsepareille-deurope-11-12-13.jpg]120Salsepareille d’Europe - Ariège -
Escamona, Rin-vièrge, Saliège, Liseron épineux …<br />Smilax aspera (Liliacées) – août à septembre<br />Ses tiges épineuses en longues lianes et ses feuilles persistantes en pointe de flèches laissent de mauvais souvenirs aux randonneurs en garrigue, principalement dans des « bartas » (buissons) ou des combes de chênaie verte !<br />Ses petites fleurs blanches estivales agréablement parfumées donnent naissances à des baies rouges en grappes, virant ensuite au noir.<br />Bien que contenant des saponines toxiques, ces baies étaient utilisées autrefois à la confection de délicieuses liqueurs ! Même M. Peyo en fit la boisson préférée des Schtroumfps !!!<br />Les jeunes pousses tendres étaient mangées crues, ou cuites à la façon de l’asperge, en omelette.<br />D’autre part, on faisait des décoction – très amères ! - de rhizomes frais ou secs, bues en cure dépurative de printemps durant une dizaine de jours, pour les problèmes de peau et ceux liés à la ménopause. Toujours en décoction, on s’en servait de lotion sur la tête contres les infections du cuir chevelu, et sur le corps contre l’exzéma.<br />Photo : St-Jean de Valériscle, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plpb-nenuphjaune-09-6-02.jpg]130Nénuphar jaune - Nimfèia, Coja d’aiga -
Nuphar Lutea (Nymphéacées) – Fl. juin à septembre<br />Ce nénuphar jaune se trouve dans toutes sortes d’étendues d’eau douce, depuis les mares jusqu’aux grands lacs en passant par des rivières à cours lent, où ils s’enracinent jusqu’à 5m de profondeur. Ses feuilles flottantes sont les plus grosses de tous les nénuphars de France. Mais ils possède aussi de petites feuilles submergées translucides qui sont parfois décimée par une variété de scarabée qui les détruit entièrement, au point que ses épais rhizomes à tubercules se détachent de la boue et viennent flotter sur l’eau.<br />Ses fleurs caractéristiques attirent les insectes pollinisateurs par leur forte odeur d’alcool rance. Par coïncidence, le fruit, de couleur verte, a d’ailleurs la forme d’une bouteille de cognac ! Cette odeur d’alcool s’explique par le fait que ce nénuphar remédie à la carence en oxygène des eaux où il se développe en utilisant grâce à des enzymes le faible pouvoir oxydant des sucres qui sont ainsi transformés en alcool.<br />Photo : Campagnac, Aveyron (limitrophe Lozère)<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plqb-orobanch01.jpg]130Orobanche - Pan de lèbre, Espargola sauvatja -
Orobanches (Orobanchacées) – Fl. février à août<br />Malgré leur apparence, les orobanches ne sont pas des orchidées. Ce sont des plantes parasites, totalement dépourvues de chlorophylle dont les fleurs jaunes ou brunes, exceptionnellement bleues pour les Orobanches rameuses, souvent velues, montent en épi le long de leur hampe.<br />Elles préfèrent l’ombre et tirent directement leur subsistance sous terre des racines de diverses plantes-hôtes : légumineuses pour l’Orobanche crénelée, et entre autre, tomate, maïs et tabac pour l’Orobanche rameuse, d’autres parasitent le Trèfle rampant ou certaines « marguerites ». <br />Photo : Banassac, St-Ambroix, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plrd-coquelic03.jpg]70Coquelicot - Rosèla, Cacalacà (plutôt la fleur) -
Rausèlo, Grausèlo, Grousèlo, Rouselle, Mourouselle, Rosela, Cacaraca, Parpèl, etc… <br />Papaver rhoeas (Papavéracées) – Fl. mi-avril à août<br />Son nom est une allitération sensée évoquer le chant du coq dont la crête écarlate est comparée aux pétales froissés de sa fleur. <br />Les coquelicots se propagent en colonies dans les champs fraîchement retournés après une longue jachère : les graines peuvent en effet rester en dormance dans le sol pendant plusieurs années et germer dès qu’elles sont ramenées à la surface. Ils poussent aussi au bord des champs et des routes sur sol en friche.<br />La consommation des coquelicots est des plus anciennes puisque quatre siècles avant J.-C., Théophraste signalait l’utilisation de ses feuilles en salade. On pense que la plante a été importée de Mésopotamie en Europe dès la préhistoire avec le blé.<br />Cependant, dans notre région, de nombreuses personnes croyaient que les feuilles de coquelicots contenaient un somnifère puissant, croyance renforcée par la célèbre affaire de l’auberge de Peyrebelle en Ardèche au siècle dernier où d’après les rumeurs, les aubergistes endormaient leurs clients avec du pavot, selon les uns, ou peut-être du coquelicot selon les autres… avant de les assassiner pour les dépouiller !!<br />Pour le boudin ou la saucisse aux herbes, on prenait la rosette de coquelicot ou « rousèlo » : la rosette sont les feuilles étalées en cercle, en partant du centre de la souche. Elle avait la réputation d’être la meilleure des herbes à cuire (de janvier à mi-avril). La « bourbouillado » ou « bourbouillade » était un plat d’herbes sauvages dont la « rousèlo », très appréciée. On les faisait bouillir, puis on les hachait et on les mettait dans une casserole, avec parfois un petit quantité, de la farine, du lait et de la graisse de cochon. C’était laxatif, mais très appétant !<br />On tirait des graines noires un succédané d’huile d’olive. Séchant à température ambiante, elle a été utilisée aussi pour les peintures à l’huile avant d’être remplacée par l’huile de lin. Contre la toux, la coqueluche et les problèmes de sommeil, on faisait autrefois des infusions ou décoctions de pétales séchés contre la toux, la coqueluche et les problèmes de sommeil : les pétales se cueillaient le matin après la rosée et étaient laissés toute la journée au soleil pour un séchage rapide.<br />Pendant qu’elles gardaient les bêtes, alors qu’elles disposaient de peu de temps libre, les fillettes confectionnaient rapidement des poupées avec les coquelicots. Elles cueillaient un bouton avec un centimètre de pédoncule. Elles ouvraient la fleur en écartant doucement les deux sépales verts, puis défroissaient les pétales en les tirant vers le bas : c’était la robe rouge (ou rose) et la cape verte. Pour la tête, elles prenaient le pistil sur une fleur épanouie qu’elles coupaient à la base, et avec une fine tige d’herbe sèche, elles en faisaient un pivot pour placer le pistil sur le pédoncule. Certains enfants en mettant un fruit de coquelicot pour faire la tête, en « faisaient » des curés ou des enfants de chœur qui portaient autrefois, très souvent, des robes rouges.<br />Photo : St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plre-pavorien08-3.jpg]60Pavot d’Orient - Pavòt, Rosèla -
Pavot de Tournefort<br />Papaver orientalis (Papavéracées) – Fl. avril à mai<br />Pousse à l’état sauvage en de nombreux endroits de garrigue et se retrouve dans les cultures depuis son introduction à des fins ornementales en 1714. Originaire du Caucase, il diffère du grand Coquelicot par la macule noire et brillante près du pistil que porte chacun de ses pétales rouges.<br />Photo : St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plsb-pivoin07-4-01.jpg]120
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plsc-pivoin07-4-02.jpg]140Pivoine officinale - Granda pimpanèla, Peuna -
Paeonia officinalis (Péoniacées) – Fl. mai à juin<br />Pousse dans les bois clairs, pelouses rocailleuses, parfois près des chênes, sur calcaire.<br />Tire son nom du mot grec « paiônia » : « propre à guérir » associé au nom de Paon, le médecin des dieux de l’Antiquité qui guérit avec des plantes, les blessures d’Hadès, le dieu des morts.<br />Bien qu’elle soit considérée autrefois comme vénéneuse, on utilisait ses longues graines noires contre l’épilepsie et les convulsions. On prévenait même ces dernières, en mettant un collier de graines autour du cou des enfants.<br />Ces graines servaient aussi à la fabrication d’une teinture sombre pour les tissus.<br />Jadis cueillie avec abus, tant pour sa beauté que pour son utilisation médicinale, elle est aujourd’hui menacée de disparition et protégée par la loi, ainsi que sa cousine la Pivoine sauvage ou Pivoine corraline, de plus grande taille.<br />Photo : Serre de Majard, St Florent sur Auzonnet, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_pltb-prim-offic_-08-5-66.jpg]120Primevère officinale - Cocuda, Braieta de cocut -
Coucou <br />Primula veris (Primulacées) – Fl. mars à mai<br />Dans les prairies ou autres lieux herbeux secs, surtout sur sol calcaire et bien ensoleillé. Elle est appelée aussi « coucou » car elle fleurit à l’époque où l’on entend chanter cet oiseau.<br />Autrefois, dans les cas d’affections bronchiques, on préparait une courte décoction de fleurs séchées. Et en extérieur, la racine servait contre les coups et les bleus.<br />Les petites filles s’amusaient à les cueillir, ainsi que d’autres fleurs, pour les offrir aux grands-mères du village qui, parfois, leur donnaient un bonbon ou un bout de sucre. Les enfants en faisaient aussi des balles qu’ils se lançaient de l’un à l’autre puisqu’elles ne rebondissaient pas : ils prenaient un bouquet lié juste sous les fleurs et les pédoncules relevés liés au-dessus, ou bien ils coupaient de gros bouquets aux pédoncules coupés courts. <br />Photo : Causse de Sauveterre, Lozère<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plub-cytinet11-5-04.jpg]160Cytinet - Citinet -
Cytinet hypociste, Citinelle <br />Cytinus hypocistis hypocistis (Rafflesiacées) – avril à juin<br />Plante parasite, spécifique à la garrigue et totalement dépourvue de chlorophylle, qui est la seule représentante française d’une famille botanique tropicale !<br />Grâce à ces couleurs vives, et malgré sa petite taille (moins d’1cm), on la distingue facilement a pied de différentes cistes qui sont ses plantes-hôtes. <br />Ses feuilles rouges et rondes surgissent des racines et éclosent en forme de minuscules tulipes jaunes au moment de la floraison du ciste porteur. Elles sont généralement groupées au maximum par dix en petit bouquet charnu.<br />Photo : Forêt du Rouvergue, St-Jean-de-Valériscle, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plvb-adonisdprintps-48-01.jpg]120Adonis du printemps - Adonis -
Adonis vernalis L. (Renonculacées) – Fl. avril et mai<br />Herbacée vivace à souche épaisse, il pousse sur les pelouses rocailleuses calcaires.<br />Cette plante ne se rencontre en France que sur les Causses et en Alsace. <br />L’Adonis est toxique, mais il a une utilisation pharmaceutique comme toni-cardiaque.<br />Les feuilles sont découpées en fines lanières et les carpelles du pistil sont pubescents (poilus) avec un bec court et recourbé. Fleurs de 4 à 7 cm de diamètre.<br />Photo : Causse de Sauveterre, Lozère<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plvd-ancolicom-08-5-32.jpg]110Ancolie commune - Galantina -
Aquilegia vulgaris (Renonculacées) – Fl. juin à août<br />Pousse sur les falaises, les éboulis, dans des milieux frais. Ses pétales sont en cornet et prolongés par un éperon qui lui a donné son nom de « aquila » en latin : « aigle ». Son apparence est voisine de celles du bec et des serres des rapaces. Cette curieuse forme l’a fait utiliser, au Moyen-Age, comme amulette. Ronsard et Chateaubriand en ont par ailleurs parlé dans leurs œuvres. <br />Elle a été utilisée par le passé en médecine comme antiseptique, mais elle est considérée maintenant comme trop toxique, l’ingestion des graines pouvant être mortelle. Le contact de la sève peut provoquer des érythèmes. On traitait aussi les ictères, la dysménorrhée des jeunes filles, les insomnies et les tremblements nerveux. Elle serait encore utilisée en homéopathie.<br />Photo : St Julien d’Arpaon, Lozère<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plvd-anem-pulsat-08-5-66.jpg]110Anémone pulsatille - Lo Morgue -
Pulsatilla vulgaris (Renonculacées) – Fl. avril et mai<br />Pousse dans les pâtures sèches, sur sol calcaire. La plante fraîche est très toxique par l’anémonine qu’elle contient : celle-ci accélère les battements du cœur, d’où son nom. Sa couleur peut varier du violet au rouge foncé selon l’altitude et le lieu. <br />Photo : Causse de Sauveterre, Lozère<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plve-anemonsylvie-01.jpg]120Anémone Sylvie - Anemona, Tulipan, Uèlh de pavon -
Anemone nemorosa (Renonculacées) – Fl. mars à mai<br />Fleurs très précoces, elles forment de grands tapis dans les bois de feuillus, les taillis, les prés et les haies. Les pétales blancs, souvent rosâtres dessous, ne s’ouvrent totalement qu’en pleine lumière et suivent la direction du soleil. Le nombre de feuilles augmente après la floraison.<br />Photo : environs St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plvg-clematvignblc-04.jpg]110Clématite vigne-blanche - Aubavit, Rabissana -
Vissane, Avissane, Ravissane, Clématite des haires, Bois-fumant, Herbe-aux-gueux, Vidalba, Rilorta, Jassemi de boro, Cassarbo, etc… <br />Clematis vitalba (Renonculacées) – Fl. janvier à mai<br />Pousse sur sol calcaire humide découvert ou mi-ombré, dans les haies et les broussailles. Pour s’approcher des rayons du soleil, elle s’agrippe aux vieux murs et aux arbres qu’elle étouffe malheureusement avec ses lianes, au point que son poids est susceptible de casser des branches d’arbres. Aussi l’appelle-t-on parfois « cassarbo », « cassaubo ».<br />Les feuilles longuement pédonculées, saisissent les branches et s’y enroulent. Les fleurs blanc verdâtre sont composées de sépales velus (pas de pétales) et explosent en superbes flocons soyeux au cours de l’été. Pendant la floraison, elle risque, quand on la froisse de causer des irritations, voire même des brûlures, sur des peaux sensibles.<br />Les jeunes pousses peuvent se consommer, cuites à l’eau, comme des asperges. Mais la plante adulte contient de la ranunculoside très vésicante et irritante. Autrefois, les mendiants s’en frottaient leurs plaies pour les faire suinter et apitoyer les personnes à la sortie de la messe, d’où le surnom d’ »herbe-aux-gueux ».<br />Avec les tiges sèches, les enfants en faisaient leurs premières cigarettes… et durant la Seconde Guerre Mondiale, elles étaient couramment ramassées comme ersatz de tabac !<br />Les fillettes confectionnaient avec, des ceintures et des couronnes auxquelles étaient ajoutées, en décoration, les fleurs de saison. Filles et garçons fabriquaient aussi de la petite vannerie et des tressages ainsi que des cordes à sauter.<br />Très appréciées par les chèvres qui en broutaient ou auxquelles on en donnait en ramées. La tige servait aussi de « bridèl » (ou mors) pour les chèvres, en cas de météorisme (Le « bridèl » pouvait être fait pareillement avec de l’hellébore fétide). On plaçait le « bridèl » en travers de la gueule, maintenu par une ficelle qui passait derrière les oreilles. L’animal éructait et vomissait gaz et matière dans des contractions impressionnantes.<br />Photo : Les Peyrouses, St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plvi-helleborfetid06-3-02.jpg]80Hellébore fétide - Marciure -
Malviouré, nadusclo, naduscle, Pied-de-griffon, Herbe au séton, Massigola, …<br />Helleborus foetidus (Renonculacées) – Fl. janvier à avril - Mortelle<br />Cette plante à odeur nauséabonde – d’où son nom - se reconnaît à ses fleurs vertes en cloche qui pendent en groupe et dont les grands sépales sont bordés de pourpre. Cette vivace est des toutes premières à sortir à l’ombre des chênaies. <br />Elle est une des vivaces les plus dangereuses de France pour sa haute teneur en helléboroside (un hétéroside cardiotoxique), en saponosides, en alcaloïdes et en protoanéminine. <br />Le nom de cette polante qui attire pourtant bon nombre d’insectes, signifierait « Je tue celui qui me mange » !<br />Des extraits de racines de l’hellébore étaient pourtant utilisés comme vermifuge et pour soigner les maladies mentales !! Seuls les vétérinaires les utilisent encore.<br />Elle était aussi utilisée en bouquets séchés dans les bergeries pour empêcher que les serpents et les crapauds ne viennent têter les chèvres et on en accrochaient aussi à l’entrée pour éloigner le mal et la fièvre de Malte.<br />On s’en servait aussi de « bridel » (mors) pour faire vomir ou chasser les gaz des brebis et des chèvres.<br />Photo : chemin du Puech vert, St-Jean-de-Valériscle, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plvk-boutonor-23.jpg]60Renoncule - Laganha, Lagaina, Pompon d’aur -
Bouton d’or<br />Ranunculus (Renonculacées) – Fl. juin à août<br />Plusieurs espèces de renoncules sont toutes qualifiées de « boutons d’or ». Certaines aiment les lieux humides, mais la majorité d’entre elles poussent sur des lieux incultes et secs, bien que leur nom ait pour origine « la grenouille ». Le grand Linné classa en effet les renoncules parmi les plantes semi-aquatiques qui, pour lui, servaient de cachette aux rainettes : « rana » signifie en latin « grenouille » et<br />« colere », « habiter ».<br />Toutes les renoncules sont considérées comme toxiques car elles contiennent des saponosides et de la ranunculoside violemment irritante pour les muqueuses buccales et les intestins. La renoncule vénéneuse, Ranunculus thora, et la renoncule des mares ou sardonique, ranunculus sardous, servaient autrefois à empoisonner les flèches ou directement des individus par le biais d’une potion mortelle qui crispait le visage de la victime avec le fameux « sourire sardonique » !<br />On utilisait la sève extrêmement âcre et irritante de le Renoncule flammette, Ranunculus flammula, recueillie dans une coquille vide, que l’on appliquait comme ventouse sur la peau. Et les mendiants l’utilisait jadis, ainsi que celle de la Renoncule langue, Ranunculus lingua, pour garder leurs plaies ouvertes et susciter la pitié !<br />Photo : vers St-Julien-de-Cassagnas, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plwb-potentilrampt10.jpg]40Potentille rampante - Cincòna, èrba de cinc fuèlhas, Pata de galina -
Quintefeuille <br />Potentilla reptans (Rosacées) – mai à août<br />Pousse sur sol sec ensoleillé non acide.<br />Plante aux longs stolons qui peuvent atteindre le mètre dans l’année.<br />La fleur a une particularité très intéressante : elle réfléchit les rayons ultra-violets. Ainsi les abeilles, sensibles à ces longueurs d’onde, les repèrent facilement en leur attribuant une couleur très différente d’autres fleurs jaunes !<br />Photo : St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plwc-roncearbrisso-57.jpg]70Ronce - Arronze, Ronzàs -
Buisson des ronces, Romeguera, Rounso, Ronce arbrisseau <br />Rubus fruticosus (Rosacées) – Fl. avril à juillet<br />Pousse dans les haies, les lisières, les bois. C’est une espèce de lumière supportant l’ombre.<br />Les résidus de coupe – celle effectuée principalement en lune vieille d’août à septembre, pour se débarrasser des ronces – étaient gardés pour le chauffage du four à pain.<br />Les fruits sont appelés couramment « mûres » et « mûrons » par les puristes (pour les différencier des fruits du mûrier, l’arbre). Ils sont riches en vitamines A et C, en sucre, en pectine, en tanin et en sels minéraux. On peut les manger crus, mais aussi les transformés en sirops, confitures, gelées, sorbets, crèmes, pâtisseries… et l’on peut réaliser un délicieux « vin de mûres » en laissant fermenter le jus.<br />D’autre part, les jeunes plants de ronce, consommés en infusion, rappellent le thé noir.<br />En outre, avec les souches brun rouge, on faisait jadis une encre noire de qualité et avec le charbon du bois, on réalisait une très bonne poudre pour les cartouches de fusil !<br />Les branches recoupées étaient utilisées aussi dans la vannerie pour entourer les cordons de brins de seigle servant à confectionner les « paillassons » (Oc :« palhasson »). Ces « paillassons » étaient conçus pour mettre à lever la pâte à pain, d’autres pour stocker les grains de céréales ou de légumineuses, les châtaignons, les fruits secs, les œufs…. <br />Photo : St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plxb-digital05-6-20.jpg]70Digitale pourpre - Gant de Nòstra Dama -
Gant de Notre-Dame<br />Digitalis purpurea (Scrophulariacées) – Fl. mai à juillet - Mortelle<br />Elle aime l’humidité, l’altitude et les sols acides, dans les landes, les clairières et au bord des bois, des routes, des haies et des remblais.<br />« Digitale » fait référence à la forme en doigt de gant des fleurs. Toutes les parties de la digitale sont toxiques car elles contiennent des substances fortement cardiotoxiques dont la digitoxoside. <br />Très utilisée médicalement dès avant le Ve siècle en Irlande. Des extraits de la plante entrent en très faible dosage dans la composition des médicaments pour la régulation du rythme cardiaque. Impossible à confondre avec ses grandes tiges florales de 60 à 120 cm de haut et d’au moins 60 fleurs rose à pourpre qui poussent en épis unilatéraux et s’ouvrent en partant du bas de la tige….<br />Il existe aussi la Digitale Jaune, similaire d’apparence et tout aussi toxique ! Prudence !!!<br />Photo : Les Gouttes, Lozère<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plxd-grdmuflier-06-5-04.jpg]60Grand Muflier - Morre de lop, Pantofleta, Tetarèla -
Muflier à grandes fleurs, Gula de lion, Gueule de lion, Gueule de loup,…<br />Antirrhinum majus (Scrophulariacées) – Fl. mai à septembre <br />Tire son nom de l’allemand « muffel » : museau rebondi. Bien des enfants ont pressé la base de la corolle pour faire ouvrir la gueule du « loup » ou du « petit lapin ».<br />Ces « gueules » se rassemblent en grappe, dents serrées, à l’extrémité d’un tige dressée à la verticale jusqu’à 2m de hauteur.<br />Les graines de muflier passent pour toxiques et étaient autrefois jetées dans les rivières afin d’étourdir les poissons pour les récupérer facilement à l’épuisette.<br />Photo : St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br /><br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plxf-molenblattair-02.jpg]60Molène blattaire - èrba de las arnas -
Verbascum blattaria (Scrofulariacées) – Fl. mai à juillet<br />Cette molène se reconnaît à sa tige glanduleuse portant des fleurs espacées, issues de boutons souvent rougeâtres.<br />Comme beaucoup de fleurs sauvages, elle est cultivée et commercialisée dans les jardineries sous le même nom mais avec des fleurs blanches ou violettes, certainement des cultivars !!<br />Photo : St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plxh-molenbouilblc-09-6-08.jpg]80Molène bouillon-blanc - Lapàs, Alapàs, Aurelha d’ase -
Lapassa, Lapas, Alapas, Bouillon jaune, Bonhomme, Oreille de Loup, Herbe de Saint-Fiacre, Molène….<br />Verbascum thapsus (Scrofulariacées) – Fl. mai à septembre<br />Cette plante s’élève jusqu’à 2m de haut le long des routes, protégée de la canicule comme du froid sec par une épaisse feutrine persistante blanche. Elle pousse aussi dans les friches et sur les talus, dans les prairies sèches et les zones rocailleuses, souvent sur sol remué.<br />Les premières fleurs s’ouvrent en bas de l’épi, qui s’allongeant et se ramifiant, produit en même temps, des fleurs ça et là sur toute sa longueur.<br />« Verbascum » est une altération de « barbascum » signifiant en latin « barbu » qui évoque son duvet cotonneux et ses étamines laineuses. Sa hauteur et sa silhouette la font comparer à un « bonhomme » et ses feuilles épaisses et poilues à des « oreilles de loup ».<br />La notion de « bouillon » se réfère à ses multiples usages, notamment médicinaux. Ses fleurs infusées en tisane et filtrées pour ôter les poils irritants, sont efficaces contre toutes les infections légères de la poitrine, ou en décoctions pour lavements contres les coliques intestinales. <br />Les feuilles, cuites dans du lait – « bouillon blanc » - s’appliquent en cataplasmes pour calmer les inflammations cutanées, engelures, furoncles, anthrax, panaris (effet maturatif). La même préparation servait aussi en application sur les seins en cas d’engorgement en cas d’allaitement ou les feuilles cuites à l’eau, toujours en cataplasmes sur les seins, contre les indurations ou de nodules gras ainsi que pour calmer … les hémorroïdes !<br />« Bouillon blanc » est un nom « vulgaire » appliqué à d’autres espèces très voisines et aux mêmes propriétés médicales : « verbascum thapsus » (tige simple, corolle jaune 25mm), « verbascum phlomoides (tige simple, corolles jaunes 45mm) et « verbascum pulverulentum (tige rameuse, corolles comme celles de « thapsus »)…<br />Les pois duveteux des feuilles ont plusieurs fonctions : ils repoussent les attaques des insectes qui ne parviennent pas à se frayer un passage jusqu’à la chair succulente des feuilles, ils irritent les muqueuses des animaux en herbage, et contribuent à l’hydratation des feuilles en maintenant l’atmosphère humide en surface. Très inflammables lorsqu’ils sont secs, ils étaient utilisés autrefois pour les mèches de lampes.<br />Photo : St-Florent-sur-Auzonnet, Gard<br />
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[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/flore-1/thumbs/thumbs_plyb-pensedchamps-06.jpg]80Pensée des champs - Pensada, èrba de la Trinitat -
Pensée sauvage<br />Viola tricolor (Violacées) – Fl. avril à octobre<br />Cachée dans les herbes, elle pousse sur les talus et les lieux incultes. Avec sses veines foncées pointant vers le centre, elle se révèle par ses beaux coloris bi ou tricolores : jaune, blanc, parme…<br />Elle était utilisée en infusion ou décoction de la plante séchée pour des cures dépuratives de printemps, contre les dartres et les boutons, les « croûtes de lait » des bébés, contre le froid, l’anémie. <br />Mais elle est la seule violette dont l’ingestion, à cru, peut provoquer des éruptions cutanées : son goût pharmaceutique en est dissuadant !<br />Photo : Tour de Viala, Lozère<br />

Orchidees

Flore 2

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Sources pour la galerie Photos  :  « Le savoir en herbe » – Alain Renaux – Les Presses du Languedoc – 1998 // «  »La garrigue » – Jean-Michel Renault – Les créations du Pélican – 2000 // « Flore du Parc national des Cévennes » – en équipe de réalisation – Editions du Rouergue – 1998 // « Fleurs et paysages d’Aubrac » – Francis Nouyrigat – Editions du Rouergue – 1998 // « Reconnaître les fleurs sauvages sans peine » – Neil Fletcher – Nathan – 2005 // « Fleurs sauvages » Larousse Nature en poche – 2004 // « Fleurs des montagnes » – D. et R. Aichele, H.-Werner et A. Schwegler – Guide Vigot – 2007 // « Guide des Orchidées d’Europe d’Afrique du Nord et du Proche-Orient » – Pierre delforge – Delachaux et Niestlé – 2005 // « Les orchidées sauvages de France » – Rémy Souche – Les créations du Pélican – 2004 // « A l’ombre des arbres » – Catherine Vadon – Dunod, Paris 2011 // « Encyclopédie visuelle des arbres et arbustes » – Maurice Dupérat – Jean-Marie Polese – Artémis éditions – 2008

Rédactrice  :  Edmée Fache

Bois et forêts

Depuis toujours les bois constituent un inestimable trésor en Cévennes, tant pour leurs propriétaires que pour les communautés villageoises fixées alentour. Ils fournissent le bois de chauffage et le bois d’œuvre, servent de refuge au gibier, offrent champignons, baies, plantes médicinales, tannins pour le cuir, pâture pour le bétail domestique…

L’exploitation des bois communaux est règlementée afin d’en éviter l’épuisement et d’en tirer un maximum de ressources. En effet, la déforestation des montagnes entraîne notamment de fréquentes crues dévastatrices des torrents qui les parcourent. En effet, la coupe des arbres rend les terrains incapables de retenir l’eau de pluie lors des gros orages s’abattant sur la région. En quelques heures, un faible ruisseau inonde la vallée qu’il parcourt, emportant terre, arbres, cultures et aménagements bâtis sur son cours. Par contre, il apporte des limons bonifiant les basses terres.

Les buis, abondants dans la vallée de l’Auzonnet, servent de litières aux animaux domestiques.

Des racines du cade ou genévrier à baies rouges, on tire une huile qui favorise la cicatrisation des plaies et ulcères des animaux en en éloignant les mouches.

Le chêne vert ou yeuse règne sur les versants secs et rocheux des vallées cévenoles. Quelques lianes poussent en association avec le chêne vert qui assure un couvert végétal dense. Traditionnellement, son écorce fournit le tan indispensable à la préparation des peaux utilisées en cordonnerie.  Délicatement prélevée sur des arbres jeunes que l’on frappe de manière à décoller l’écorce du tronc, l’écorce est brisée puis réduite en poudre sous la roue du moulin. Pour leur donner souplesse et solidité, le tanneur dispose les peaux brutes par couches dans une fosse, en les saupoudrant de tan. Privé de son écorce, le chêne vert meurt ; les bouscardiers réduisent alors son bois en charbon très prisé par l’industrie et l’artisanat qui se développent dans les bourgs et villages. Les glands du chêne nourrissent le bétail. A l’automne, les troupeaux sont donc conduits dans les bois et les années où les glands abondent, les paysans prennent en pension, pour les engraisser, des cochons nés ailleurs.

Sources :  « La flore des Cévennes » – Clément MARTIN – Espace sud Editions – Montpellier, 1992 // « Flore du Parc national des  Cévennes » – collectif – Editions du Rouergue – Rodez, 1998

 

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