web analytics

Châtaigne, Olive, Vigne

Rédaction :  Edmée Fache et Geneviève Padovani  –   photos  :  Geneviève Padovani

LE  CHÂTAIGNIER

Très vieille origine méditerranéenne – on parle de huit millions d’années ! – son nom vient du Grec « kastanea », puis du latin « castanea » qui désignait à la fois l’arbre et le fruit.

On retrouve cette racine dans les noms de lieux ou de famille, comme Castanier, Chastanet…

La culture du châtaignier aurait été introduite en Gaule par les Romains, les châtaignes faisant partie de la ration du soldat.

En Cévennes, le châtaignier sauvage est une espèce endémique. La culture du châtaignier (greffé) débute autour de l’an 1000 grâce à la conjonction  de deux facteurs :

  • le réchauffement du climat qui favorise l’extension de l’agriculture et l’accroissement de la population ;
  • l’efficacité de la structure monastique comme outils de développement.

Les moines bénédictins créent la première trame de villages, d’abord prieurés. Ils fondent des mas, défrichent, bâtissent des murs de soutènement et plantent, greffent et entretiennent les châtaigniers. Plusieurs évêchés, propriétaires terriens et seigneurs de certains villages et villes, interviennent largement dans  la gestion et le commerce des châtaignes.

Le châtaignier appartient à la famille des cupulifères. Il met une cinquantaine d’années pour avoir sa taille adulte et peut atteindre 25 à 30 mètres de haut et 5 mètres de circonférence.

Le châtaignier croît sur des sols siliceux et acides, dépourvus de calcaire, où les céréales poussent mal. Sa productivité commence au milieu de sa croissance.

Il vit plusieurs siècles et quelques uns atteignent le millénaire. Ainsi, dit-on :

« Planter un pêcher pour soi, un olivier pour son fils et un châtaignier pour son petit-fils ».

Tout châtaignier produit à la fois des châtaignes et des marrons.

Le marron est le fruit du châtaignier qui ne possède qu’une amande sous le tégument. La châtaigne

Est le fruit qui en possède plusieurs. Dans la bogue, on trouve en moyenne 2 à 3 châtaignes.

Le marron a une forme plus ronde et plus conséquente que la châtaigne.

Il existe plus de 60 variétés de châtaignes et de marrons. Ces variétés sont issues d’une lente sélection locale. Les châtaignes sont différentes par leur forme, leur couleur ou leur goût mais aussi par leur date de maturation et leur aptitude à la conservation et à l’épluchage.

Le ramassage s’étale de la mi-septembre pour les fruits précoces comme la Jean Fau, la Dordorasse, jusqu’à la fin octobre, début novembre pour la Combale.

Un autre facteur de diversification tient à la destination du fruit : cuisson à l’eau pour la Paquette et la Verdale qui s’épluchent bien, châtaignes à griller pour la Savoie, la Toumive, en farine pour la Moundicoune, la Capourdoune, ou encore pour les animaux avec la Mousine.

Très riche en amidon, la châtaigne est équivalente à certaines céréales, et de ce fait, le châtaignier a été appelé « l’arbre à pain ».

Riche en hydrates de carbone, surtout sous forme de sucres simples faciles à digérer, la châtaigne contient des vitamines B, du potassium et du phosphore mais peu de lipides et de protides et avec une faible tenue en chlorure de sodium.

Le bois de châtaignier est une merveille d’ imputrescibilité. Il a donc été utilisé dans la construction, notamment pour les poutres. En général, on peut dire que la hauteur des arbres déterminait la largeur maximale des pièces. Les poutres sont souvent faites de « bouscasses », repousses rectilignes de l’arbre sous la greffe.

Le bois servait à fabriquer les planches, cloisons, poutre de support de cheminée, arc de décharge au-dessus des portes, meubles et placards intérieurs.

Il était aussi utilisé pour les outils (manches et autres ustensiles), les ruches (bruscs), les auges pour cochons (naujas), la vannerie en éclisses avec les lamelles de bouscas, les colliers de moutons, les piquets de vigne, les tonneaux, les coffres pour conserver les châtaignes sèches (les Blanchettes), les canalisation ouvertes creusées dans les troncs creux (acanals) et les tours à signaux, fumée le jour et feu la nuit (Alès-Portes, La Régordane, Barre des Cévennes, Vallée Borgne).

De mi-octobre jusqu’à la fin décembre, toute la famille récolte les châtaignes avec l’aide des voisins et connaissances, payés avec la moitié de leur récolte. Les châtaignes sèches s’échangent contre le froment des terres calcaires, le fromage du haut pays, les olives et le sel de la plaine ou la location d’une pièce de terre.

Autour de 1850, le châtaignier connait son âge d’or. Grâce aux châtaignes, à la soie et aux mines, les Cévennes atteignent une densité jamais connue (35 habitants/Km²).  Dès 1870 la maladie de l’encre abime gravement les châtaigneraies. Cette moisissure sur les racines provoque la mort de l’arbre par la cime. Les régions basses sont les plus touchées. Pour compenser la perte de revenu, les agriculteurs vendent leurs arbres aux usines de tanins. Autour de 1900, on introduit des espèces et variétés d’Asie pour vaincre cette maladie.

Après la crise du phylloxera, la viticulture a un grand besoin de piquets. Pour satisfaire cette demande, les vieux cœurs greffés sont coupés afin de favoriser la croissance des rejets sous la greffe. En 1911, les Cévennes ne comptent plus que 20 habitants/Km². Cette densité décroitra encore davantage entre 1930 et 1950, avec la fermeture des mines et hauts fourneaux. La chute des cours en 1930, la concurrence des autres cultures et la possibilité financière de diversifier  son alimentation réduisent le rôle de la châtaigne. Pendant la guerre, l’arbre à pain empêche la famine.

Autour de 1950, l’exode rural prend des proportions dramatiques et la production de châtaignes s’arrête presque totalement. Vers 1960, le chancre de l’écorce, un champignon qui fait mourir le bois à la cime et aux extrémités des branches, porte le coup de grâce à la culture du châtaigner.  Pourtant, cette maladie se combat par traitement et/ou par élagage.

Aujourd’hui, la culture, la rénovation, l’entretien et la création de nouveaux vergers et la consommation saisonnière des châtaignes sont de retour.

Sources écrites :

  • La flore des Cévennes – Clément MARTIN – Espace sud Editions – Montpellier, 1992
  • Flore du Parc national des  Cévennes – collectif – Editions du Rouergue – Rodez, 1998

En 1870, la maladie de l’encre attaqua les châtaigneraies. Vers 1880, les arbres malades sont coupés pour fournir les usines fabriquant du tanin. Vers 1900, on introduisit des espèces et variétés d’Asie résistant à l’encre.

 

La Châtaigne

Vie Eco - Sect. Prim. - Agriculture

[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-chataigne/thumbs/thumbs_aa-chtgn-1.jpg]6520
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-chataigne/thumbs/thumbs_a-chtgn-06-8.jpg]420
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-chataigne/thumbs/thumbs_b-chtgn-28.jpg]370
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-chataigne/thumbs/thumbs_c-chtgn-22.jpg]740
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-chataigne/thumbs/thumbs_d-chtgncueil1.jpg]820
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-chataigne/thumbs/thumbs_e-chtgn-10.jpg]680
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-chataigne/thumbs/thumbs_f-chtgn-11.jpg]440
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-chataigne/thumbs/thumbs_g-chtgn-01.jpg]490
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-chataigne/thumbs/thumbs_h-chtgn-40.jpg]420
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-chataigne/thumbs/thumbs_i-chtgncled-38.jpg]390
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-chataigne/thumbs/thumbs_j-chtgdpq-20.jpg]460
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-chataigne/thumbs/thumbs_k-chtgmrch-76.jpg]530
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-chataigne/thumbs/thumbs_l-chtgn-77.jpg]400

 

L’ OLIVIER

 L’olivier serait apparu sous forme sauvage, il y a plus de 14.000 ans en Asie Mineure.

4000 av.JC    :   Les Phéniciens et les Syriens seraient les premiers oléiculteurs connus.

3500 av.JC :   L’olivier se répand au Moyen-Orient, en Palestine et à Chypre, puis en Crête et sur les rivages égéens :  fresques et jarres en sont les témoins.

1500 av.JC :   Couronnes de rameaux d’olivier retrouvées dans les tombes égyptienne

600 av.JC   :   Les Phocéens initièrent les habitants de Massilia à la culture de l’olivier.

212-45 av.JC :  L’olivier ne connut de véritable essor qu’à l’arrivée de Scipion et la domination de Rome (45 av.JC).

Moyen-Age : En Cévennes, la culture de l’olivier reste discrète et semble avoir régressé depuis la période romaine.

XVe S :   Cette culture s’accroît grâce à l’amélioration de la technique de production d’huile et au fait que l’huile d’olive redevient une denrée commerciale.

XVI-XVIIe     :   Apogée de la culture de l’olivier même si celle du mûrier lui fait une rude concurrence. L’olivier ne demandant pas un gros entretien, il était planté sur les terrains en espaliers (bancels, faysses, accols…).

Vers 1740       :   Le gouvernement encourage les plantations de mûriers au détriment de l’olivier et plusieurs années de gel ruinent la majorité des oliveraies (1709, 1728, 1789).

1789-1910       :   L’oléiculture ne cesse de décroître malgré l’intervention des autorités tentant d’arrêter l’abandon des oliviers  avec la loi du 13 avril 1910.

1917                :   St-Jean-de-Valériscle compte 3.000 oliviers qui produisent 250 tonnes d’olives.

1939-1945      :   La guerre provoque une pénurie en huile importée ce qui profite à l’olivier français. En 1940, on compte 6 moulins coopératifs dans le Gard dont un à Anduze.

1949-1950      :   St-Jean ne compte plus que 1.000 oliviers qui produisent 40 tonnes d’olives.

1956                :   Un très grand gel anéantit en grande partie les oliveraies. On hésite à investir dans l’olivier avec la concurrence grandissante des autres huiles végétales.

Principales variétés d’oliviers plantés en Cévennes : La Picholine, La Verdale, L’Olivastre et la Piquette (surtout autour d’Anduze), La Négrette, La Rougette du Gard, Le Cul Blanc, La Grosse Ronde (St Hippolyte du Fort), la Verdale de l’Hérault (St Hippolyte du Fort).

Production : 5 à 6 kg d’olives = 1 litre d’huile. La production d’un olivier bien entretenu peut fournir jusqu’à 30 kgs de fruits.

L’olivier : en remontant vers la source de l’Auzonnet, St-Florent est le dernier village où pousse l’olivier. L’expansion de l’olivier est liée au réchauffement du climat méditerranéen, 10.000 ans av. JC. L’arbre existe à l’état sauvage en Espagne 8.000 ans av. JC. Dans le bassin méditerranéen oriental, l’huile d’olive est récoltée 4.000 av. JC  et son commerce s’organise au Proche-Orient. A partir de 600 av JC., des Phéniciens et Grecs établissent quelques comptoirs maritimes dans le sud de la France et y plantent des oliviers. L’extension du christianisme au Ve siècle, la conquête arabo-musulmane au VIIIe siècle, puis le savon, apparu au IXe siècle, grand consommateur d’huile,  de même que les Croisades aux XIIe et XIIIe siècles assurent la promotion de l’oléiculture (culture de l’olivier). Depuis lors, l’expansion se poursuit.

 

Rédaction :  Edmée Fache et Geneviève Padovani

LA  VIGNE  -  Patron :  St Vincent – 22 janvier

2500 av.JC     :  En Mésopotamie et au bord du Nil, présence de viticulture déjà organisée (témoins,  les  bas-reliefs).

VIe S.av.JC     :      Introduction de la vigne à Massilia, antique colonie grecque de Marseille.

525 av.JC        :   Développement du commerce en Méditerranée : transport du vin.

125 av.JC          :   Les Romains créent une grande province viticole, la Narbonnaise, traversée par la voie Domitienne. La Viticulture remonte le Rhône jusqu’à Lyon, puis en Bourgogne, continue jusqu’au Rhin et en Autriche. En même temps, longeant la Garonne, elle arrive à Bordeaux.

IIIe S                  :   La vigne occupait déjà les régions qu’elle couvre aujourd’hui.

92                        :   Domitien ordonne l’arrachage des vignes en Gaule.

270                     :   Le sage Probus accordera à tous les citoyens, en particulier les Gaulois, le droit de  planter la vigne, de faire et de vendre du vin. Expansion de la vigne en France.

Moyen-Age     :   Les monastères développent la production de vin.

Fin XVIIe         :   Utilisation généralisée de la bouteille et du bouchon qui permet de mieux transporter et conserver le vin.

1776                   :   L’Edit de Turgot permet la libre circulation des vins en France et mit fin au « privilège des vins de Bordeaux ».

1790                  :   Loi pour la protection du consommateur qui réprime la tromperie et les falsifications des denrées et boissons.

1854                  :   L’oïdium attaque le vignoble français.

1857                  :   Naissance de la Cie de Chemin de Fer reliant Paris à la Méditerranée, qui ouvre la voie aux vins du Midi. Mise au point du procédé de soufrage des vignes pour lutter contre l’oïdium grâce à Mr. Marès, vigneron.

1864                  :   1ère apparition du phylloxéra dans le Gard.

1868                  :   Identification du « phylloxera vastarix » par le botaniste Jules PLANCHON (faculté pharmacie de Montpellier).

1905                  :   Mise en place de la répression des fraudes.

1907                  :   Surproduction et chute des cours de vin : la crise de mévente entraîne la révolte des vignerons du Midi.

1935                  :   Naissance des AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) et de l’INAO (Institut National des Appellations d’Origine)

1945                  :   Création des VDQS (Vin Délimité de Qualité Supérieure).

1955                  :   Institution du diplôme national d’œnologue.

1956                  :   Les gelées exceptionnelles de février foudroient le vignoble et plus particulièrement celui de la moitié sud.

La Vigne

Vie Eco - Sect.Prim. - Agriculture

[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-vigne/thumbs/thumbs_vdgaa-vgn1.jpg]6090
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-vigne/thumbs/thumbs_vdgab-autnvdg-05.jpg]300
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-vigne/thumbs/thumbs_vdgac-vendgcoup2-1.jpg]420
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-vigne/thumbs/thumbs_vdgad-porteur-raisins-1903.jpg]360
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-vigne/thumbs/thumbs_vdgaf-vdg1900-2.jpg]410
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-vigne/thumbs/thumbs_vdgag-vendanges-1903.jpg]370
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-vigne/thumbs/thumbs_vdgah-vendg1913-01.jpg]240
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-vigne/thumbs/thumbs_vdgaj-vendg1920.jpg]260
Autrefois des cévenols
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-vigne/thumbs/thumbs_vdgam-vendgreps1943-1.jpg]220
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-vigne/thumbs/thumbs_vdgan-vend1951-1.jpg]210
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-vigne/thumbs/thumbs_vdgao-vdgpress-01.jpg]220
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-vigne/thumbs/thumbs_vdgaq-vigstvinct-1.jpg]160
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-vigne/thumbs/thumbs_vdgar-vgncav-01.jpg]170
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-vigne/thumbs/thumbs_vdgas-vgncavstjulcass-02.jpg]170
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-vigne/thumbs/thumbs_vdgat-vgnecavstjulcas-3.jpg]130
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-vigne/thumbs/thumbs_vdgau-vgncavlcalm-3.jpg]120
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-vigne/thumbs/thumbs_vdgav-albicpb-1.jpg]120
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-vigne/thumbs/thumbs_vdgax-albicsanlh1.jpg]130
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-vigne/thumbs/thumbs_vdgay-vgndistill-1900.jpg]180
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-vigne/thumbs/thumbs_vdgbd-petit-journal-vs-1881.jpg]110
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-vigne/thumbs/thumbs_vdgbe-manifvitic1907clarensac.jpg]120
[img src=http://www.st-florent-passe-present.fr/wp-content/flagallery/la-vigne/thumbs/thumbs_x-duguerny-12-3-800-517.jpg]150
Le gard autrefois

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>